Un petit mot de bienvenue.

Ce site se veut une source de renseignements et de réconforts, d’outil à découvrir afin d’être capable de bien gérer son diabète de type 1 ou de type 2 et son nouveau mode de vie.

Si cela vous en dit de laisser un message positif ou bien que vous avez une interrogation sur votre situation ne vous gêner pas, j’aurai le grand plaisir de vous répondre et si vous le voulez, d’en faire profiter les autres personnes.

Utiliser seulement votre prénom ou un pseudonyme afin de vous identifier.

Merci et bonne lecture.

André Positif

Il est possible de bien gérer son diàbète.

Être positif? Dans ce 4e tome, j’ai voulu partager avec vous un moment très difficile dans votre vie : l’annonce d’une maladie évolutive qu’est le diabète, que l'on soit du type 1 ou du type 2.

Plusieurs personnes me demandaient comment je faisais pour garder le sourire et quelle était ma philosophie de la vie afin de bien gérer mon diabète.

J’ai donc décidé de partager avec vous mon mode de vie.

Comme vous l’avez constaté dans la table des matières, cela comporte plusieurs étapes; le contrôle de votre vie ou la maîtrise de ces étapes ne se fait pas en une journée, alors donnez-vous du temps pour apprivoiser votre nouveau mode de vie.

Au moment de l’annonce par mon médecin de famille que j’étais diabétique, je lui ai répondu ceci : « Mon ami Mario, je vais gérer mon diabète de la même manière que quand j’ai arrêté de consommer de la boisson il y a six ans : un jour à la fois, une étape à la fois. »

En terminant, je voudrais vous dire que le sentiment d’impuissance, de solitude et d’être dépourvu de moyens face à ce défi est normal, mais si nous avons la chance d’ avoir des outils à notre disposition, il sera plus facile de gérer et d’ accepter le défi que la vie met sur notre chemin.

Si vous avez des préoccupations ou des questions, il me fera très plaisir d' y répondre, ce blogue ce veut une aide pour vous qui avez de la difficulté à accepter votre nouvelle condition ( le diabète).

un bon livre

Barre de recherche de vidéos

Loading...

À l'annonce par le médecin que vous étiez devenue diabétique quel étais votre sentiment ?

samedi 14 novembre 2009

Les Éditions André Positif Inc.

clip_image002

Vous présente la nouvelle compagnie.

Bonjour mes amis,

C’est avec une grande fierté que je vous présente ma nouvelle compagnie. Elle comporte deux services, le premier volet : Éditeur, à son actif la maison d’Édition présente le guide de M. André Positif, c’est souvent à la suite d’un évènement majeur que nous sommes bousculés par le changement et nous sommes loin d’être prêts!
L’annonce du diabète n’arrive jamais au bon moment comme toute autre chose. C’est pour cela que M. André Positif a écrit ce guide : Le diabète : Un nouveau mode de vie à découvrir 2e édition, ISBN 978-2-9809910-1-1, c’est un guide qui a été écrit en fonction du diabète et pour le diabète de type 1, type 2 ou les types 4 (personne comme on le dit en France qui est dans l’entourage d’un diabétique exemple : conjoint (te) frère, sœur, etc., mais qui s’adresse à tout le monde. Faire des changements dans sa vie n’est pas une chose facile.
En lisant ce guide,vous découvrirez Une vue positive sur la maladie et tout ce que je souhaite, c'est que tous puissent retrouver le petit bonheur qui sommeille dans leur vie et qui ne demande qu’à se réveiller...
Parce qu’il est là, je vous l’assure!

Le deuxième service, conférencier sur le diabète, depuis 2007 nous avons donné plusieurs conférences donc aux CHUS, Centre de jour du diabète pavillon Hôtel Dieu, au CSSS de Cookshire et Weedon aussi sur Dextro en fête en France. Ces conférences ont pour but d’aider les diabétiques à mieux accepter et d’éviter les conséquences de la maladie.

Voici un message que j’ai reçu de Madame Lucie Laflamme kinésiologue et de Madame Diane Duranleau Inf. clin. Du CSSS de Cookshire : « Un merci spécial pour une personne qui a donné de son temps et de son énergie pour sensibiliser des gens vivants avec le diabète. Plusieurs stratégies et votre vocabulaire adapté, sans oublier votre sens de l’humour, ont contribué à toucher l’auditoire sur les saines habitudes de vie. Merci pour votre dévouement. »

Retour des participants : à l'unanimité, les commentaires ont été positifs! L'aspect le plus apprécié est définitivement le témoignage d'André Positif, ses trucs pour surmonter les difficultés, pour garder la motivation, les équipements qu'il a choisi d'utiliser (et qu'il montre aux participants), et j'en passe. Tous les participants ont exprimé leur appréciation face à la possibilité de « parler avec quelqu'un qui vit le même problème ». André a même eu la générosité d'apporter un livre dont il est l'auteur et de le faire tirer parmi les membres du groupe. De plus, il a offert à chacun une possibilité de le contacter pour l’écoute, soutien, conseils et il a remis sa carte d'affaires pour faciliter l'accès à ce service... Merci beaucoup André de votre générosité!

Madame Diane Frenette psychologue

En terminant, notre compagnie a comme philosophie d’aider les personnes diabétiques, et les organismes à continuer d’offrir un support aux diabétiques, c’est pour cela qu’une partie des bénéfices sont réservés en partie au profit du CHUS, Centre de diabétique de jour du pavillon Hôtel Dieu pour le Canada et pour Dextro en fête partenaire en France, que vous pouvez retrouver à l’adresse suivante : http://www.dextro.fr/.

Vous pouvez vous procurer le guide d’André Positif à la

Biblairie GGC

clip_image003

1567, rue King Ouest
Sherbrooke (Québec)
J1J 2C6

Téléphone : (819) 566-0344 pour le Canada

et en France sur Dextro en fête en cliquant sur le lien : http://www.dextro.fr/Andre-Positif//

Vous pouvez me contacter soi pour le guide, pour une conférence ou pour une édition, aux adresses suivantes : andrepositif@hotmail.com, andregaudreau@videotron.ca , par courrier : 1010 Adélard - Collette Sherbrooke, QC, J1H 4V1, Canada, ou par téléphone : bureau: 1-819-573-0613, cellulaire : 1-819-349-3794.

Au plaisir de vous aider.

André Gaudreau

Président

Les Éditions André Positif Inc.

lundi 28 septembre 2009

Bonne nouvelle!

Le livre d’André Positif,

Est maintenant disponible en France.

page couverture imageUne vue positive

Une autre façon d’aborder la maladie pour

vous et votre entourage.

Cet ouvrage est vendu par souscription par :

Dextro en fête http://www.dextro.fr/Andre-Positif/

Au prix de 25 € + port.

La philosophie de l’auteur est d’aider les personnes dans la maladie et aussi d’aider les organismes à continuer d’offrir un support aux diabétiques, c’est pour cela que les bénéfices sont réservés en partie au profit de Dextro en fête.

De plus, une remise de 5 € est accordée sur le premier livre acheté par les adhérents de

Dextro en fête.

Pour plus de détails sur le mode de paiement et le délai de livraison venez-nous visité sur :

Dextro en fête http://www.dextro.fr/

Soirées à venir sur le Tchat vocal de Dextro en Fête.

Bonjour à toutes et à tous,

Plusieurs soirées sont prévues sur http://www.dextro.fr/ à partir de 21h (heure Française).

A savoir : Le 2 Octobre, soirée avec André Positif, auteur du guide : "Le diabète, un mode de vie à découvrir".

Ce guide permet de prendre du recul face à la maladie. Il aide plusieurs d'entres nous à accepter notre diabète.

Cette soirée permettra le lancement de cette deuxième édition qui est maintenant disponible en France.

page couverture imageUne vue positive

- Le 9 Octobre, Medtronic à l'honneur sur dextro.fr

- Le 16 Octobre, Sophie de http://sucretterie.com/ nous parlera des différents édulcorants et nous présentera son site (et ses produits).

Nouveau : splenda disponible sur http://sucretterie.com/

Merci encore à la sucretterie pour son aide financière. Sans cette aide, le Tchat serait fermé. (manque de moyens financiers pour régler le serveur).

- Le 23 Octobre, soirée "témoignages" de passage à la toute nouvelle pompe "combo" avec la présence de Philippe de "Roche" ( Accu chek).

- Le 30 Octobre, soirée Intervention d'Axelle et Dominique ( Axdeco et Min2 ) sur le tout nouveau logiciel gratuit pour portable aidant à la gestion de la glycémie( calcul des glucides,base de donnée de plats, calculateur de bolus). Logiciel gratuit fait par Johan DEGRAEVE qui sera présent vendredi.

- Le 6 Novembre, témoignage d'Olivier dit "GrandMiou" sur la pompe implantée.

- Le Mercredi 18 Novembre, premier anniversaire de dextro.fr
soirée musicale et costumée ( pour webcam).

-Le vendredi 20 Novembre : Soirée Sport et Diabète avec la présence du docteur Georges Strauch président de l'USD
http://www.usd.asso.fr/

Merci par avance de votre participation,

Au plaisir de vous retrouver sur

http://www.dextro.fr/

Bien Amicalement,

L'Equipe " Dextro en Fête ".

dextroenfete@free.fr

mercredi 1 juillet 2009

Lancement officiel du livre en France

C’est avec une grande joie et un grand honneur pour moi, de vous annoncer, le lancement officiel de mon livre : Le diabète : Un nouveau mode de vie à découvrir 2e édition le 5 juillet 2009 en France sur le bord de la Marne, en compagnie de tous mes collaborateurs, c’est un grand honneur de remettre un exemplaire dédicacé à l’Association Dextro en Fête www.dextro.fr ainsi qu’à tout les membres qui ont collaborer à cette deuxième édition de cette association et à Nadine de Bruxelles.

En même temps si vous le désiré, vous procurez un exemplaire du livre, il est disponible à la Bilblairie G.G.C. de Sherbrooke au coût de 24.95 $ CAD, aussi disponible au Centre de jour du Diabète du CHUS pavillon Hôtel Dieu, pour les personnes de la France et de la Belgique et du reste du monde vous pouvez m’écrire un courriel à l’adresse suivante : andrepositif@hotmail.com et il me fera plaisir de vous en faire parvenir un exemplaire par le poste.

Comme toujours, une partie des bénéfices seront remis au Centre de jour du Diabète du CHUS - Hôtel-Dieu .

Bien à vous.

André Positif

vendredi 5 juin 2009

Disponible bientôt

Bonne nouvelle, il me fait très plaisir de vous annoncer que la deuxième édition de mon livre; Le diabète: Un nouveau mode de vie à découvrir , vas être disponible vers le 15 juin 2009.

Nouvelle page couverture, plus de 192 pages, avec une collaboration de plusieurs personnes, des textes provenant de Bruxelles et de la France et aussi des membres de l’association Dextro en fête.

De nouveaux sujets, comme le diabète et la sexualité, témoignage de personne qui vous invite à l’importance de bien contrôler votre glycémie afin de ne pas subir des complications au riens et pancréas, à la vue, pour le diabète de type 1 et des membres de l’association Dextro en fête par des témoignages sur leurs vécus, vous invite à venir les rejoindre si vous voulez partager avec eux, ou si vous avez besoin d’aider pour mieux comprendre cette maladie, vous pouvez aussi  aller faire un tour sur leur site sur www.dextro.fr

C’est à ne pas manquer.

 

page couverture imageUne vue positive

samedi 11 avril 2009

Message d’espoir

Voici un message de la part de mon ami Bengy, il est un ami formidable et si vous avez la chance d’aller sur son blogue vous trouverai une aide merveilleuse.

voici son message:

J'essaie de faire passé un message d'espoir pour montré
que l'on peut vaincre cette Maladie qui nous ronge a petit feu
(diabète), j'ai crée un blog et surtout de dire aux gens que le don d'organes c'est la vie Merci a vous
et j'espère que vous ferai passé le lien a tous vos contacts Merci......
http://bengy2465.centerblog.net

dimanche 22 mars 2009

Pour les ados diabétiques de type 1

Dans cette rubrique, afin d’aider les adolescents qui sont diabétiques de type 1 de partout dans le monde, voici des sites qui pourrons vous aidez à échanger sur votre vécu, à découvrir d’autres amis, à recevoir du support moral et des trucs, afin de briser la solitude et d’avoir du réconfort.

http://www.dextro.fr/

image

http://kaloust18.skyrock.com/

http://vivre-avec-lui.skyrock.com/

http://diab-net.com/

 





dimanche 15 février 2009

Voici deux merveilleux sites.

Bonjour! mes amis, je voudrais vous présentez un site que j' ai eu l' occasion de visiter et de découvrir, je vous le recommande.

Pour les personnes qui mon déjà parler de leur problème de reins et de pancréas  ou pour les personnes qui se posent des questions sur les conséquences du diabète sur les reins et le pancréas. Je vous invite à aller rencontrer mon ami, Bengy qui a reçu une transplantation de reins et de pancréas,  vous découvrirez sur son blog par son témoignage ce qu' il a vécu, des conseilles et du réconfort pour les gens qui son en attente d' une transplantation de greffe de reins et de pancréas. Vous serez toucher aussi par les témoignages d' autres personnes qui l' on accompagner dans la maladie et ses traitements ou dans ce qu' il vivent.

Il vous suffi de cliquer sur le liens :         http://bengy2465.centerblog.net/

pour partager avec lui.

 

Aussi voici un autre site formidable qui vous offre la possibilité d' échanger que vous soyez diabétiques de type 1 ou 2 ou de type 4( personne qui vie avec une personne diabétique), c' est un site de Chat vocal donc vous avez la possibilité d' écouter des témoignages ou de parler de vos problèmes avec le diabète, poser des questions à d' autres personnes, ils sont des soirée spéciales sur des sujets bien précis avec des conférenciers tout cela dans un environnement conviviale et sympathique. Si vous avez un casque et un micro ou une Web Cam c' est l' endroit pour communiquer en direct.

Voici l' adresse: http://dextro.fr

Et bon Chat.

André Positif

lundi 9 février 2009

Invitation à l’écriture!

Bonjour! à vous tous, j’aurais une invitation à vous faire. Je suis actuellement à la recherche de personnes qui voudraient aider d’autres personnes diabétique à mieux accepter leur maladie. Je suis moi-même diabétique de type 2 et aussi l’auteur du livre Une vue positive : Le diabète un mode de vie à découvrir. Dans la deuxième édition je voudrais rajouter une aide plus spécifique aux personnes diabétique de types 1 ou de types 2 qui devra être obligé de prendre de l’insuline, et aussi un volet pour les adolescents qui reçoivent un diagnostique de diabétique juvénile types 1 afin de leur offrir une aide pour leur démontrer qu’il est possible de bien vivre avec la maladie.

Alors si vous avez le goût d’écrire un témoignage pour aider d’autres diabétiques à mieux accepter, je vous offre cette opportunité, l’être humain a besoin de réconfort et d’être capable de vérifier si ce qu’il vie est normale ou bien s’il est seul à vivre cette situation qui peut lui semblé sans issue, j’aimerais aussi par des témoignages démontrer aux gens l’importance de faire attention aux conséquences du diabète si l’on ne prend pas en charge son diabète, les risques de perdre la vue, son permis de conduire, d’être obligé de faire de la dialyse,etc., sont bien présente dans notre condition si on continu à refuser le fait que nous somme devenue diabétique.

Dans le volet adolescents, j’aimerais offrir une aide aux jeunes en leur démontrant par des témoignages écrits par des jeunes qui maîtrisent bien et qui acceptent leur maladie, en donnant des conseilles sur comment ils ont fait pour accepter la maladie et comment il fond pour gérer leur diabète.

En terminant, si cette invitation vous intéresse, ou pour plus ample information sur le projet, vous pouvez m’écrire à l’adresse suivante : andrepositif@hotmail.com , bien sûr vous pouvez signer votre texte, soi par un pseudonyme ou par votre nom, mais je vous assure que si vous choisissez l’anonymat, se sera respecter, car pour moi c’est une question d’éthique et de respect, car mon but est d’aider d’autres personnes dans le besoin.

En espérant que vous accepterez l’invitation.

André Positif

dimanche 4 janvier 2009

Nouvelle possibilité de me rejoindre

Bonjour! mes amis, il me fait plaisir de vous informez qu’il est possible de me rejoindre par l’entremise de Windows live ou de MSN messenger, vous pourrez me voir et me parler en direct, il suffit d’avoir un casque avec un microphone ou d’un Web Cam et le tour est jouer ou si vous préférez vous pouvez m’écrire à l’adresse suivante : andrepositif@hotmail.com, il me fera un grand plaisir de vous voir et de parlez avec vous ou de vous répondre par courriel.

mardi 16 décembre 2008

Voeux de Noël et de Bonne année

dimanche 2 novembre 2008

Journée mondiale du diabète


Bonjour! mes amis(es), mon amie Nadine du groupe des personnes diabétiques de Bruxelle m’a invité à me joindre au mouvement international pour la journée mondiale du diabète le 14 novembre 2008, à cette occasion si vous voulez être solidaire à cette journée je vous invite à allumer une chandelle bleue en signe d’appuie à cette journée.

Pour plus amples renseignements au sujet de cette journée je vous propose des sites et un lien avec la page du groupe de l’abd, groupe des personnes diabétiques de Bruxelle.

http://www.worlddiabetesday.org/node/2545

Le Mannenken-Pis soutient la journée Mondiale du Diabète

Le Manneken-Pis soutient la Journée Mondiale du Diabète

Date:

14/11/2008

Name:

Le Manneken-Pis soutient la Journée Mondiale du Diabète | Bruxelles | Country:Belgium


Le Manneken-Pis, figure emblématique Bruxelloise, s'associe à la campagne de la Fédération Internationale du Diabète.
Il urinera en bleu le 14 novembre afin d'attirer l'attention sur les signes précurseurs du diabète et encourager les initiatives visant à réduire l'acidocétose diabétique, la principale cause de décès chez les enfants atteints de diabète de type 1.
En remerciement, la Fédération Internationale du Diabète lui offrira un costume qui sera remis lors d'une cérémonie à l'Hôtel de Ville.
Le public et la presse sont cordialement invités au pied de la statue le 14 Novembre à midi afin de découvrir son nouveau costume. Rendez-vous à l'intersection de la rue de l'Etuve et de la rue du Chêne, à quelques centaines de mètres de la Grand-Place de Bruxelles.

Website:

http://www.worlddiabetesday.org

Email:

wdd@idf.org


http://www.worlddiabetesday.org/calendar?filter0=Belgium&filter1=

Si vous désirez participer cliquez sur un lien et joigniez-vous aux différentes activités partout dans le monde, et qui sait peut-être que l’année prochaine vous aussi vous illuminerez un monument dans votre ville.

André Positif

samedi 4 octobre 2008

Résultat du concours Bayer

Bonjour! mes amis (es), comme promis je viens vous donner le résultat du concours Bayer. Quel belle expériences que j’ai vécu, tout d’abord je voudrais vous remercier de m’avoir appuyé en si grand nombre, vous avez été des milliers de personnes partout dans le monde à avoir voté pour moi et pour les autres concurrents, comme Madame Coles de la compagnie Bayer m’a dit c’était très serré le gagnant à remporter que par quelques votes de différence en anglais on n’appelle cela « Close call », mais c’est Madame Heather N. qui as remporter le concours, je tiens à la félicité d’avoir remporté.

Pour moi tous les trois participants méritaient cette reconnaissance pour leurs implications, pour ma part je vais continuer à aider d’autres personnes et à faire d’autres conférences comme celle qui s’en vient à la mi-octobre au CSSS de Sherbrooke.

En terminant, pour certain cela peut être décevant de perdre, mais pour moi ce n’est qu’une autre page de la vie qu’il faut tourner, il ne faut pas oublier que l’essentiel, ce n’est pas la gloire et la publicité qui sont importantes dans tout cela, car ce n’est qu’éphémères, cela ne dure qu’une journée et est souvent vite oublier, par contre nos gestes et nos actes restent plus longtemps dans le cœur des gens. Je vais continuer à aider les gens à accepter la maladie et à les réconforter, car pour moi c’est important dans la vie d’une personne de recevoir un petit geste, une parole réconfortante d’une personne qui vie la même maladie que lui ou elle, de savoir qu’il ou elle n’est pas tout seule au monde à vivre cela et qu’il est possible de bien vivre et d’être heureux même si on a le diabète.

Au plaisir de vous aider si le besoin se fait sentir vous n’êtes pas seul. Vous pouvez venir sur mon blogue aux adresses suivantes : http://blog.doctissimo.fr/andrepositif/ et http://andrepositif.blogspot.com/ ou si vous préférez mieux m’écrire à l’adresse suivante andrepositif@hotmail.com il me fera un grand plaisir de vous aidez.

Et merci encore une fois pour votre support.

André Positif

lundi 14 avril 2008

Mon mot de la fin

La vie, pour moi, c’est une belle grande aventure qui me fait découvrir l’importance de prendre du temps pour vivre au maximum un jour à la fois. Cela me permet de réaliser bien des défis.

J’ai compris que la vie était comme une grande roue qui tourne; peu importe l’héritage que j’ai reçu de mes parents, il n’appartient qu’à moi d’équilibrer cette roue. J’ai dû changer, en cours de route, ma philosophie de vie, car elle m’amenait vers une fin des plus chaotiques, pleine de problèmes.

Depuis que je me suis permis de revenir à des valeurs plus normales et plus positives, j’ai redécouvert le bonheur, pas simplement pour moi, mais aussi pour ma famille.

Je voudrais dire merci aux deux personnes qui voulaient en savoir plus sur ma philosophie, car cela m’a permis de vous donner cet ouvrage, en même temps de faire une courte thérapie sur mon passé pour repartir en étant plus convaincu de ce que j’ai appris et fait depuis sept ans. Cela était la meilleure chose qui pouvait m’arriver : me reprendre en main pour le meilleur des modes de vies que je vis à présent.

En terminant, j’espère que cet ouvrage vous aura aidé à mieux comprendre ce qui se passe en vous lors d’un grand changement dans votre vie et que j’ai pu vous donner des outils qui vous aideront à passer au travers de votre défi pour, qu’au bout du chemin, vous aussi, vous ayez envie de dire, comme moi, «Que c’est beau, la vie! »

Bonne chance!

André Positif

7. Des organismes pour vous aider

· Centre de jour du Diabète de l’Estrie – Hôtel-Dieu

Tél . : 819-346-1110 poste 28079

· L’Association Diabète Estrie

Tél. : 819-823-8558

· L’Association Diabète Québec

Tél. : 1-800-361-3504

· Votre Pharmacien

· Info Santé

Tél. : 819-563-2572

6. Quelques recettes

Dans cette section, je vais vousfaire découvrir des sites Internet qui vous proposent des recettes spécialement conçues pour les diabétiques. Vous pourrez aussi vous inscrire pour recevoir par courrier électronique d’autres recettes qui vous seront envoyées régulièrement. Vous trouverez dans cette section Internet toutes les informations nécessaires pour y accéder.

Bien sûr du site Doctissimo : http://recettes.doctissimo.fr/

Suivant des compagnies :

Kraft Canada : http://www.kraftcanada.com/fr/DiabetesCentre/

Splenda : http://www.splenda.ca/fr/recipes/

Sugar Twin : http://www.sugartwin-french.ca/r.cfm

Equal : http://www.equal.com/canada/french/recipesfrn.htm

Diabète Québec : http://www.diabete.qc.ca/index.html

Peu importe la recette que vous utilisez ou que vous modifiez, il reste qu’il faut toujours continuer à respecter le taux de sucre auquel vous avez droit pour un repas.(Dans mon cas, c’est 45gr, incluant le dessert.)

5. Les endroits où se procurer les bas, les souliers de sports, etc.

Dans cette section, j’ai mis en pratique les conseils d’experts afin de profiter au maximum et en toute sécurité des activités que j’ai à faire dans une journée. Je ne vous cacherai pas que les articles suivants sont plus chers que ceux que je portais auparavant, mais depuis que je les ai essayés, j’ai vu la différence. Je m’achète maintenant ces articles en récompense pour mes étapes réussies.

Petits conseils pour les bas et les souliers :

Bas : Portez des bas propres et changez-les chaque jour. Choisissez-en permettent de garder les pieds secs; de nouvelles fibres facilitent l'élimination de la transpiration et peuvent s'avérer un bon choix. Assurez-vous que les bas ne nuisent pas à la circulation sanguine et qu'ils ne font pas de pression sur la peau.

Le coton est à éviter à tout prix. Les bas de laine synthétique combinés avec un bas mince de polypropylène sont la meilleure solution. Les bas de laine naturelle peuvent aussi faire l’affaire. Choisissez-en spandex et en polypropylène, soit une ou deux épaisseurs pour éviter le frottement dans la chaussure. Leur prix varie entre 10$ et 25$ la paire, parfois plus selon la marque.

J’ai trouvé chez L’ÉQUIPEUR des bas de marque Denver Hayes à 10$la paire dans la section pour les diabétiques.

Chaussures : N’oubliez pas : le confort avant tout! L’utilisation d’une mauvaise chaussure, usée ou déformée, peut occasionner les problèmes suivants : ampoules, tendinites, douleurs articulaires (chevilles, genoux, dos, etc.). Choisissez des chaussures appropriées avec beaucoup de soin. Elles doivent être souples et confortables dès l'achat. Les orteils doivent disposer de suffisamment d'espace et ne pas être coincés.

Évitez les souliers trop pointus. Achetez les chaussures neuves en fin de journée alors que les pieds sont enflés. Évitez les talons trop hauts (maximum de 3 cm ou 1 pouce) car ils mettent trop de pression sur les orteils. Portez les chaussures neuves graduellement afin de les assouplir. Bref, portez des chaussures appropriées lors d'une activité physique.

Un bon conseil : habillez-vous en «pelures d'oignon», c'est-à-dire par couches. De cette façon, si vous avez chaud, vous pouvez vous «peler» graduellement et ainsi régulariser votre chaleur.

Pour vos autres extrémités, les doigts, une bonne paire de gants ou de mitaines règle bien la chaleur. Les gants procurent une meilleure dextérité, par contre, les mitaines sont plus chaudes.

Si, malgré tout, vous avez encore froid aux pieds, il est temps de suivre ce vieil adage: «Si tu as froid aux pieds, coiffe-toi la tête!» On perd jusqu'à 40 % de sa chaleur corporelle lorsque l'on se promène nu-tête. Il faut alors porter une tuque ou un chapeau chaud. Oui, plusieurs d'entre vous préfèrent aller en enfer que de porter une tuque, mais sachez qu'une tête nue par temps froid, c'est l'enfer sibérien.

Pour le reste, chaussures multisports et tout pour la marche extérieure d’hiver, sous-vêtements, bottes de marche, etc., à la boutique LE COUREUR, un personnel courtois et professionnel vous guidera selon vos besoins et votre condition.

Bien sûr, quand nous passons dans la gamme haute performance, il est normal de payer un peu plus cher que des vêtements ordinaires, mais elle vous assure une meilleure performance et vous garde au sec et au chaud, tout en évitant les ampoules aux pieds.

Je vous donnerai dans la section Adresses utiles les renseignements nécessaires pour vous permettre d’aller visiter les spécialistes et profiter de leurs conseils.

4. Le pharmacien : les possibilités

Pour moi, il est essentiel de trouver une pharmacie où je suis capable de me sentir à l’aise de poser des questions, d’avoir un service avec des personnes qui ont le goût de vous parler, de vous expliquer, non pas juste prendre votre prescription et de se dépêcher de vous répondre :«Allez à l’autre bout, on va vous remettre cela.»

Les différentes chaînes de pharmacies vous offrent une gamme de services. Chez Jean Coutu, on vous remet une trousse de départ avec beaucoup de renseignements utiles et des échantillons de produits spécialement pour les diabétiques, ainsi qu’un C D d’information sur les différents indicateurs de glycémie et leur utilisation. Je l’ai trouvée très intéressante et pratique pour une personne qui n’a aucune idée du diabète et enrichissante pour moi qui ne connaissais pas certains produits. Cette trousse nous est offerte gratuitement.

De plus, il est possible de recevoir, dans certaines pharmacies, par l’entremise d’une infirmière sur place périodiquement, des services tels que de l’aide pour vos lecteurs de glycémie, des informations, des soins de pieds, etc.

Plusieurs pharmacies organisent aussi des journées consacrées au diabète. Informez-vous auprès de votre pharmacien ou surveillez les journaux.

Existe-t-il pour l'homme un bien plus précieux que la Santé ?

[Socrate]

La santé bouge, la maladie ne bouge pas.

[Charles Du Bos]

3. Le permis de conduire

3.1. Maladie obligatoire à déclarer

La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) doit s'assurer de l'aptitude de tout individu à conduire de façon sécuritaire. C'est pourquoi elle impose certaines conditions pour l'émission ou le renouvellement du permis de conduire.

Vous devez déclarer votre état diabétique. Une fausse déclaration peut vous rendre passible de poursuite en vertu du Code de sécurité de la route. Il est possible que la SAAQ demande un rapport médical, soit de votre médecin traitant ou d'un médecin spécialiste. La fréquence de ces rapports médicaux est établie par la SAAQ et elle peut varier, soit à chaque année ou aux cinq ans. Bien sûr, vous aurez des frais de plus ou moins 25$selon le médecin qui va le remplir.

Notez bien : Vous avez une date bien précise pour retourner votre rapport médical, la SAAQ peut suspendre votre permis si vous ne respectez pas cette date.

3.2. L’examen de la vue

À l’endos du rapport médical de la SAAQ, il y a un espace réservé pour l’examen de la vue que vous devez faire remplir par votre ophtalmologiste. N’envoyez pas votre rapport si vous ne l’avez pas fait remplir. Vous devrez payer l’examen de la vue plus un examen spécial pour votre permis et 10$ supplémentaires pour faire remplir l’espace réservé à l’ophtalmologiste. Après, vous pouvez le poster à la SAAQ qui vous donnera sa décision par écrit dans les prochains mois.

lundi 18 février 2008

Voici le communiqué de presse de mon lancement

CHUS Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke
Communiqué
Pourpublication immédiate
Atteint du diabète, André Gaudreau publie le guide
Le diabète : un mode de vie à découvrir

Sherbrooke, le 4 octobre 2007-- Un guide d’accompagnements’adressant aux personnes recevant un diagnostic de diabète et devant alors modifier de façon importante leurs habitudes de vie vient d’être publié. Monsieur André Gaudreau, patient du Centre de jour de diabète de l’Estrie duCentre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) et participant du programme Diabète Actif, est l’auteur du guide Le diabète : un mode de vie à découvrir. Monsieur Gaudreau a écrit ce livre pendant sa participation au programme DIABÈTE ACTIF avec le soutien de la kinésiologue Elizabeth Turgeon.

Le diabète : un mode de vie à découvrir se veut un véritable accompagnement dans les différentes étapes d’adaptation et d’acceptation de la maladie par le biais de l’expérience vécue par l’auteur. « Ce guide fait état des changements à apporter dans nos habitudes et notre mode de vie, que ce soit par rapport à l’alimentation, l’activité physique, ou la gestion du stress. Se responsabiliser face à la maladie et prendre sa santé en main après un diagnostic de diabète sont des étapes essentielles pour pouvoir contrôler, stabiliser et gérer son diabète au quotidien », affirme André Gaudreau. Il poursuit en insistant sur l’importance de se concentrer sur soi pour adopter un nouveau mode de vie car cela nécessite beaucoup d’énergie, de patience et de détachement. André « Positif », surnom donné par ses proches, donne également plusieurs adresses utiles (dont celles d’organismes de soutien), des trucs et des recettes, le tout ponctué d’humour, de citations philosophiques et d’encouragements de toutes sortes.

« Ce livre est une source riche en information pour aider les personnes diabétiques dans leur processus d’adaptation et d’acceptation de la maladie. Il vient combler un vide dans la documentation pour les personnes nouvellement diagnostiquées », souligne Dre Chantal Godin, endocrinologue du Centre de jour de diabète de l’Estrie. « Il les informe sur les différentes étapes d’adaptation et de prise en charge de sa maladie. », poursuit-elle.

Dons à deux organismes
En reconnaissance du soutien reçu grâce au programme d’enseignement Diabète Actif et pour permettre aux futurs patients de bénéficier des avantages de ce programme, M. Gaudreau fera un don de 1 $ par guide vendu au Centre de jour de diabète de l’Estrie. Il remettra également le même montant à l’Association Diabète Estrie, qui l’a aussi soutenu dans son processus d’adaptation et dans la réalisation de son livre.

Le diabète : un problème majeur dans la région.


Le diabète est une maladie chronique (qui ne se guérit pas) due à une résistance à l’insuline produite par le corps, mais qui se contrôle par divers moyens. En 2001-2002, en Estrie, on évaluait à 10 969 le nombre de cas de diabète diagnostiqués parmi les personnes de 20 ans et plus (5 %). Selon Diabète Québec, le nombre réel de diabétiques serait d’environ 1,7 fois supérieur au nombre de cas diagnostiqués. Cette estimation porterait le nombre réel de diabétiques en Estrie à quelque 18 280 personnes âgées de 20 ans et plus. Près de 95 % de tous les cas diagnostiqués de diabète de type 2 en Estrie sont âgés de 40ans ou plus. Plus de 2 465 personnes diabétiques ont bénéficié des soins et services de l’équipe du Centre de jour de diabète de l’Estrie en 2006-2007.De ce nombre, près de 400 usagers ont participé à diverses sessions de formation leur permettant d’acquérir une plus grande autonomie dans le contrôle de leur maladie.

Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS)
Quatrième plus grand centre hospitalier au Québec, le CHUS assume le triple rôle d’hôpital local, régional et suprarégional. Établissement de proximité pour les Sherbrookois, il offre aussi des soins et services spécialisés et surspécialisés à toute la population de l’Estrie. De plus, le CHUS dessert le Centre-du-Québec et une partie de la Montérégie pour les soins surspécialisés, notamment en cardiologie, en neurochirurgie, en oncologie médicale et chirurgicale et en néonatologie.


LeCentre de jour de diabète de l’Estrie du CHUS
Formée d’une équipe inter disciplinaire de médecins spécialistes (endocrinologues), d’infirmières, de diététistes, de kinésiologues et de pharmaciens, le Centre de jour de diabète de l’Estrie procède à l’évaluation et au suivi des patients diabétiques. Le Centre offre des services de traitement et d’enseignement qui englobent tous les aspects du diabète et vise l’optimisation du contrôle du diabète et des facteurs de risque associés, l’enseignement, la responsabilisation et la prise en charge de la maladie par les patients.


De son côté, le programme PRIISME Diabète-Actif du CHUS vise l’intégration de l’activité physique dans la vie des personnes diabétiques, incluant des cours de groupe et des séances d’entraînement ainsi qu’un suivi du diabète et des indicateurs de performance à l’activité physique, en collaboration avec le médecin traitant.

L’AssociationDiabète Estrie (
www.diabete-estrie.ca)

La section régionale affiliée à l’Association Diabète Québec offre à la personne diabétique et à sa famille les services suivants : conférences et témoignages, centre de documentation, dépistage, soutien, comité des jeunes, dépannage et rencontres informelles.

Source :
André Gaudreau, auteur
Dre Chantal Godin, endocrinologue et responsable du
Centre de jour du diabète de l’Estrie du CHUS
Renseignements :
France Champagne
Direction des communications et affaires publiques819 346-1110, poste 22562 ou 819-578-1697(cellulaire)


dimanche 17 février 2008

2.18. L’activité physique

Voici un autre bon outil pour améliorer votre condition physique et qui fait baisser votre taux de sucre.

Un jour, en assistant au cours sur le diabète au Centre de diabète de jour à l’hôpital, j’ai remarqué une offre de cours gratuits sur l’activité physique pour nous, diabétiques, et supervisés par une équipe d’experts.

Je me suis inscrit à un cours de marche. Croyez-le ou non, j’ai appris à marcher à cinquante ans. Dans mon temps, nous appelions cela de la culture physique. Après plusieurs années, nous avons changé cela pour de l’éducation physique et aujourd’hui, cela s’appelle de l’activité physique. Si le nom change pour être plus performant, il est normal que moi aussi, si je veux m’améliorer, je change. Alors, c’est parti!

Nous avons appris plusieurs choses nécessaires dans ce cours, des choses qui, pour moi, n’étaient pas nécessairement importantes avant, mais qui, pour ma réalité de diabétique, le sont devenues pour éviter des conséquences qui pourraient devenir assez graves si ce protocole n’est pas respecté.

J’ai appris à respecter mon rythme de marche selon ma condition physique et selon l’échelle de Borg qui se divise en trois ou quatre niveaux : bleu, vert, orange et rouge. Si je marche dans la section bleue, c’est parce que le ciel est bleu, cela n’aura pas d’effets pour faire baisser mon taux de sucre. Par contre, si je marche dans la section verte, je vais remarquer que cela se répercute sur mon taux de sucre. Mais si je me rends dans la section orange, vers le rouge, c’est l’enfer. Si je persiste à ce niveau, cela pourrait et va devenir dangereux pour moi.

On y reçoit toutes sortes de conseils afin de pratiquer ce sport en toute sécurité, soit sur les différents souliers et les bas requis pour ne pas se blesser aux pieds. Vous avez probablement vu, si vous avez suivi le cours de quatre jours sur le diabète, que les pieds sont très importants et que, si on veut les garder longtemps, il faut leur faire bien attention. Mon petit conseil pour ne pas avoir d’ampoules ou autres désagréments : pour une personne diabétique, il est préférable d’acheter ses souliers le soir seulement car, comme pour nous et pour le monde « normal », rendus au soir, nos pieds auront enflé durant la journée.

Le cours présente aussi plein d’autres points à respecter afin de faire une marche sécuritaire et profitable pour notre taux de sucre. Je vous le recommande parce qu’il est très enrichissant et plaisant comme tous les autres cours que j’ai suivis au Centre de diabète. Si vous avez envie de vous prendre en main, essayez-les, vous ne serez pas déçu.

En terminant, il faut que je vous dise que la marche ne m’apporte que des bienfaits tels la disparition de mon mal de dos, de la régularité au niveau de mes intestins ( le colon travaille plus) et la diminution de mon taux de sucre. Voilà d’autres bons points positifs pour se tenir en forme.

2.17. Se récompenser

Si je regarde en arrière, je m’aperçois que j’ai tendance à voir davantage mes erreurs que mes réussites. Pourquoi? Selon moi, sans rien reprocher à mes parents, et selon les experts, nous ne sommes pas poussés à valoriser les comportements positifs, car trop souvent nous ne l’avons pas appris dans notre jeunesse, car nos parents non plus ne l’ont pas appris. De ce fait même, ils ne nous l’ont pas transmis parce que c’est une valeur qui est trop souvent taboue ou ignorée.

Au contraire, nous devrions valoriser les comportements positifs, car c’est capital pour tous. Nous ne soulignons que trop souvent les travers et omettons souvent de féliciter ou de nous féliciter pour les bonnes initiatives ou les bons coups. C’est une attitude négative qui nous amène à n’être jamais satisfaits. De plus, elle ne nous permet pas d’avoir confiance en nous et encore moins de nous estimer. Nous transmettons ce fardeau de génération en génération.

J’ai pris conscience, il y a plusieurs années, que je manquais de confiance en moi parce que, durant mon enfance, ce n’était pas à la mode, si on peut l’appeler ainsi, de féliciter son enfant. Au contraire, c’était plus fréquent de frapper pour démontrer les erreurs. Voyez-vous, c’est un peu pour cela que vous retrouvez, dans la capsule ¨Du temps pour moi¨, une feuille avec un texte et une main.(v.p.48)

Alors, quand je transporte l’importance de nous récompenser dans notre nouveau mode de vie, cela veut dire que si nous voulons être capables de franchir les étapes, il serait important de faire deux choses. La première, c’est d’être capables de faire l’étape avec un esprit ouvert afin d’essayer les changements proposés et de nous rendre jusqu’au bout de cette étape, de pouvoir voir les bienfaits que cela nous a apporte pour, après, prendre le temps de nous féliciter d’une manière que nous aurons choisie pour nous faire plaisir.

La deuxième consiste à nous faire plaisir par un souper au restaurant, un spectacle, un article de sport, une demi-journée de congé où vous pourriez faire ce que vous voulez. En passant, je le fais, moi, mais spécialement à mon anniversaire; je prends la journée pour moi et c’est très bénéfique.

Tout changement dans notre vie, pour qu’il soit accepté par notre cerveau, qui contrôle nos émotions, doit être gratifiant. Nous devons en retirer un sentiment de bien-être qui nous poussera à franchir les prochaines étapes ou changements, si vous aimez mieux.

Nous ne pouvons pas accueillir des nouveaux changements si nous avons l’esprit fermé.

Alors, faites-vous plaisir et récompensez-vous.

2.16. Objectifs à atteindre

Au départ, tout dépend de votre condition lors de l’annonce de votre maladie par votre médecin. S’il vous prescrit des médicaments, vous n’aurez pas le choix de commencer à les prendre, c’est pour votre bien. Écoutez les conseils qu’il va vous donner afin qu’il n’y ait pas trop de conséquences négatives qui pourraient affecter votre santé et votre ouverture d’esprit dans l’apprentissage de votre nouveau mode de vie.

À la suite de tout ce que vous venez de découvrir en parcourant ce livre, fixez-vous des objectifs acceptables en fonction de vos capacités à les réaliser. Donnez-vous du temps entre chaque étape afin de bien la maîtriser et d’être capable d’en voir les bienfaits. Puis, passez à l’étape suivante en prenant bien soin de vous récompenser de l’avoir réussie.

Moi, à l’annonce de mon diabète, j’ai pris le temps de digérer la nouvelle en faisant le deuil de ma condition, puis j’ai commencé à regarder les possibilités de changer mon alimentation. J’ai commencé à faire mes tests de glycémie plus régulièrement afin de pouvoir mieux cibler les endroits où il y aurait des améliorations à apporter ainsi que les moments de la journée où il faudrait que je fasse plus attention à mes quantités de sucre.

Quand j’ai réussi à obtenir le poids que le médecin me proposait, je suis passé à l’activité physique. J’oubliais : pour faire plaisir à Mario, mon médecin de famille, il faut que je vous dise que je vais arrêter de fumer ! (Alors, ça s’en vient, Mario, prochaine étape!) La cigarette affecte aussi le diabète.

Bien sûr, après chaque étape, je m’accordais des petites douceurs, comme un souper au restaurant, en m’achetant des articles qui me permettent d’être plus à l’aise en pratiquant ma marche, etc.

Il faut vous donner le droit d’avoir du plaisir en changeant de mode de vie; si c’est plaisant, cela se traduit en encouragement formidable qui conduit à un équilibre souhaitable et une meilleure qualité de vie, ce qui va vous pousser à continuer encore plus et non à vous décourager.

En finissant, je suis convaincu qu’après un certain temps, vous ferez comme moi, vous regarderez en arrière et vous ne voudrez plus retourner au point de départ, car vous serez bien et en forme.

Il ne faut pas penser à l'objectif à atteindre, il faut seulement penser à avancer. C'est ainsi, à force d'avancer, qu'on atteint ou qu'on double ses objectifs sans même s’en apercevoir.

[Bernard Werber]
Extrait de La révolution des fourmis

Le meilleur moyen de se préparer à atteindre un objectif, c'est de s'imaginer qu'on l'a déjà atteint.

[Dominique Glocheux]
Extrait de La boss génération

Celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre.

[Sun Tzu]

2.15. La récurrence

«Ouf, voilà, maintenant c’en est terminé de ces nouveautés! Nous pouvons désormais nous détendre un peu…» Eh bien, hélas, non; demain, ce sera à refaire! En effet, il ne s’agit plus de nous ajuster à une situation clairement identifiable, mais bien de procéder à des changements dans notre vie.

Après avoir fait nos deuils, nous commençons à vouloir nous prendre en main, nous décidons par quoi nous allons commencer, puis une chose après l’autre, tranquillement, en nous donnant du temps pour apprivoiser et accepter. Nous avançons, sûrement, mais à notre rythme. J’effectue un nouveau départ avec l’alimentation. Si je prends deux minutes pour m’apercevoir que si je mange bien (l’effet positif), je vois mon taux de sucre baisser. Cela est bon pour le moral.

J’ai commencé à avoir une nouvelle philosophie de la vie qui a pour effet de baisser le niveau de mon stress, c’est encore un bon point positif. Je m’aperçois qu’avoir un horaire régulier dans ma vie fait que je balance mes heures de travail, de repas et de détente, d’activité physique, cela fait que je me sens mieux, aide à stabiliser mon taux de sucre et aussi la prise de mes médicaments se contrôle beaucoup mieux : encore un point positif.

Avec le temps, j’ai décidé de bouger. Je repars en neuf, en m’ouvrant sur la route de la forme physique, soit par un cours d’activité physique, en prenant une marche ou en pratiquant un autre sport que j’ai décidé d’essayer. Puis je prends le temps de valider les bienfaits que cela me procure en faisant baisser mon taux de stress et de ma glycémie : un autre côté positif. De plus, après avoir fait tout cela, nous allons avoir un sentiment de bien-être, je dirais même une certitude de bien-être et aussi un sentiment de contrôle de notre vie et notre maladie.

Toutefois il ne faudrait pas perdre de vue que cette maladie est une maladie évolutive, il se peut que nous devions apporter encore des changements à notre mode de vie, mais avec tous les outils que nous nous sommes donnés, il sera beaucoup plus facile de gérer et d’apprivoiser ces petits soubresauts ou, si vous préférez, ces nouveaux défis que la vie nous réserve à chaque jour.

Si j’évolue dans ma vie, ce qui est normal, il faudra que j’accepte que ce soit normal que la maladie change aussi. Alors si je veux garder le meilleur de ma forme, il faudra que je me renseigne de temps à autre sur l’évolution des recherches, soit sur les nouveaux médicaments, soit sur les nouvelles techniques de maintien de mes conditions. Cela se fait par l’entremise de l’Association des diabétiques de ma région ou par Internet. Il est important d’être au courant des progrès faits en la matière.

En terminant, si je deviens plus positif, cela m’apportera une paix intérieure, enlèvera une certaine peur que j’avais auparavant et me donnera une tout autre vision plus calme des défis que j’aurai à gérer dans ma vie future. Voilà un autre bon point.

Afin d'être aussi libre que possible dans ma propre imagination, je ne peux pas prendre de positions fermées.

[Toni Morrison]

Un état d'esprit positif t'aide non seulement à imaginer ce que tu veux être, mais t'aide aussi à le devenir.

[Wally Amos]

Vous ne résoudrez peut-être pas tous vos problèmes en adoptant une attitude positive, mais vous agacerez tellement de gens que cela en vaudra la peine.

[Herm Albright]

2.14. Un passe-temps

Avoir un passe-temps est pour moi important dans l’équilibre de mon mode de vie. Trop souvent, quand nous devenons parents, nous sommes portés à nous oublier en tant qu’individu; les tâches rattachées à notre famille, notre travail nous font passer souvent en deuxième et plus encore.

Avec les années, je ne pensais plus à moi, seulement aux autres. Depuis que j’ai repris le contrôle de ma vie, je me suis accordé du temps pour moi. Le travail, ce n’est pas tout, nous avons besoin de nous oxygéner le cerveau. Alors, j’ai commencé par l’écriture, cela m’a permis d’extérioriser mes frustrations, mes sentiments et même de formuler des questions que je me posais. Avec le temps, je me suis aperçu que les mêmes interrogations auxquelles je me répondais pouvaient aider d’autres personnes. J’ai commencé à distribuer les résultats de mes découvertes sous forme de livres à des personnes qui me le demandaient. Je me disais : « Si cela m’a fait du bien, pourquoi ne pas en faire profiter aux autres sans ne rien demander en retour? » C’était pour moi une manière de faire du bénévolat; donner une copie gratuite rendait les gens heureux et cela me faisait du bien. C’est pour cela que, suite à la demande de certaines personnes, j’ai décidé de vous offrir cet ouvrage afin de vous aider dans votre apprentissage. Je voulais partager mes façons de faire pour gérer mon diabète quotidiennement.

J’ai aussi découvert l’horticulture. Aujourd’hui je produis presque toutes mes plantes que j’expose dehors à l’été. En pratiquant cette fantastique activité, j’ai appris beaucoup des plantes en les observant. Je m’explique : la nature est bien faite et nous aussi. Un jour, quelqu'un a piétiné mes plantes sans aucune raison, juste pour mal faire. Alors j’ai dû en replanter quelques-unes; il y avait une plante dont la tête était cassée. Vu son état, j’avais deux choix : à la poubelle ou je la transplantais dans un coin d’une autre plate-bande à l’ombre. Je lui prodiguais des soins particuliers afin qu’elle prenne des forces afin de la réchapper.

Vous auriez dû la voir à la fin de l’été, elle était devenue plus belle et plus resplendissante que les autres.

J’ai alors compris que les plantes sont un peu comme nous : ce n’est pas parce que nous perdons la tête ( si nous trichons) une fois ou que nous nous sentons piétinés par quelqu’un que cela veut dire que nous sommes finis. Si nous nous reprenons en main et si nous faisons les bons choix pour améliorer notre condition physique et morale, en matière de gestion de notre diabète ou autre, nous aussi pouvons redevenir resplendissants et bien dans notre peau.

En terminant, les passe-temps m’ont permis de prendre du temps pour moi et m’ont beaucoup aidé à baisser mon niveau de stress, à m’apprécier, à me valoriser encore plus, à me prouver que moi aussi je suis capable, si je le veux, à m’en donner la peine, à accomplir de grandes choses pour moi et pour les autres, à me sentir utile aux autres quand, des fois, nous avons l’impression que nous ne servons plus à grand chose. Cela me fait énormément de bien.

Allez! Essayez! Vous le verrez bien! Bonnes découvertes!

Être heureux, c'est une vertu et une des plus puissantes.

[Joseph Arthur de Gobineau]
Extrait de Les pléiades

Les gens heureux n'ont pas besoin de beaucoup pour être heureux.

[Phil Bosmans]
Extrait de Soleils de bonheur

Il ne dépend pas de toi d'être riche, mais il dépend de toi d'être heureux.

[Epictète]

2.13. Faut-il devenir un saint? Tout faire le premier jour?

Non, je ne le pense pas, mais cela aide. Comme j’ai dit à mon épouse, à la blague : « Si cela continue, à force de faire des changements dans ma vie, je vais devenir un saint homme. » Je ne sais pas pourquoi, mais elle ne le croit pas. Que voulez-vous !

Une fois que vous aurez fait le deuil de la maladie, vous allez être plus disposé à vouloir vous prendre en main par des petits gestes, selon votre rythme; il ne faut surtout pas vouloir prendre la montagne d’un coup, car si vous visez trop haut, vous ne serez pas capable de tout retenir et de comprendre pourquoi vous devriez faire cela.

Voici un exemple : dans la démarche de la prise en charge du diabète, vous allez vous faire offrir un cours de quatre jours au Centre de jour des diabétiques. Lors de votre premier cours, les éducateurs vous donneront un volume qui représentera ce que vous allez découvrir durant ces journées-là. Il est impossible pour une personne de tout comprendre et, en même temps, de le faire, c’est pour cela que je vous dis depuis le début qu’il faut apprendre à vous donner du temps pour être bien avec les choix que vous allez faire.

Il est aussi important de discuter avec votre médecin de la démarche que vous allez entreprendre pour maîtriser votre nouveau mode de vie. Bien sûr, il se peut que votre médecin soit un tantinet plus pressé que vous dans l’accomplissement des étapes nécessaires; sur ce point, je vous dis : « Ne vous pressez pas.» Expliquez plutôt à votre médecin ce que vous faites aujourd’hui et ce que vous allez faire demain et quand vous serez rendu à la prochaine étape, vous ne la franchirez que lorsque le temps sera venu. L’important, c’est de continuer à avancer et non de vous décourager. Après tout, il vous a fallu un certain nombre d’années pour en arriver où vous êtes rendu et changer de mode de vie, cela ne prend peut-être pas autant d’années, mais du temps afin d’être bien avec ce que vous faites, aimez et aussi voir les bienfaits que cela vous apporte. Après tout, Paris ne s’est pas bâtie en une seule journée.

En terminant, si vous croyez en une force supérieure, ne vous gênez pas pour lui demander de l’aide ou de la force afin qu’elle vous accompagne dans votre cheminement. Elle est là pour cela, mais ne pourra pas le faire à votre place. Sentir que quelqu’un est à vos côtés pour vous supporter et vous écouter est un excellent outil pour vous.

Ce n' est pas être, pour un homme, que de ne pas agir.

[Paul Claudel]
Extrait des Feuilles de saints

Il ne faut pas être sage plus qu'il ne faut, mais l'être avec modération.

[Saint Paul]

2.12. La simultanéité : Ce que chaque effort de changement entraîne

À chaque fois que vous allez faire un changement dans votre vie, cela va automatiquement entraîner un certain stress mental. Dans les faits, vous allez vivre un genre de combat, de pression entre l’ancienne manière de vivre et la nouvelle façon; c’est une situation normale. Vous allez passer de « non, je ne le fais pas » à « oui, je vais le faire », selon votre humeur.

Probablement que certains jours vous allez avoir l’impression de tourner en rond ou bien vous trouvez que cela ne va pas assez vite au point de vue médical. Ne vous en faites pas, donnez-vous du temps. Le système hospitalier ne fonctionne pas à la même vitesse que vous. Une chose est sûre, votre nom est déjà rendu sur une liste d’attente, il ne reste qu’à rester patient car, pour le système hospitalier, vous êtes un patient et il fait de son mieux pour répondre à la demande sans cesse croissante.

Pendant ce temps-là, profitez-en pour vous informer et commencer à faire vos deuils tranquillement. Si vous le pouvez, commencez par des petits gestes pour apprendre votre nouveau mode de vie. Par contre, si vous n’êtes pas prêt, donnez-vous du temps encore, vous verrez qu’avec de la patience et de l’information, il se dégagera un sentiment de prise en charge qui va se développer en vous progressivement. Je suis certain que vous découvrirez une force en vous qui vous guidera tout au long de votre cheminement et qui vous donnera le coup de pouce qu’il vous faut pour agir afin de profiter au maximum de votre nouveau mode de vie et d’être pleinement satisfait de vous.

Personne ne sait comment sont exactement les choses quand on ne les regarde pas.

[Hubert Reeves]
Extrait de Patience dans l'azur

lundi 4 février 2008

Un commentaire sur mon autre blogue

Voici un commentaire que j'ai reçu sur mon autre blogue sur le chapitre Stress: se détacher, lâcher prise, suivit de ma réponse.

envoyé le 2008-01-29 07:26:20 par Karjala

Hélas tous les problèmes viennent de notre volonté de vouloir tout diriger... la vie de nos enfants leur fréquentations leur avenir,notre santé celle de nos proches..et nous voilà parti dans un cercle sans fin... car finalement on s'aperçoit qu'on ne peut changer notre destin... et que l'on se bat pour rien... On ne connait pas l'heure de notre mort et de quoi demain sera fait on est comme don quichotte on lutte contre des moulins à vent... Notre pouvoir de vouloir réaliser le bonheur de nos proches n'existe pas.C'est cela qu'il faut se dire...A+++++

envoyé le 2008-01-31 17:56:19 par andrepositif http://blog.doctissimo.fr/andrepositif/

Merci! M Karjala de vos commentaires. Je reconnais le bien-fondé de certains de vos commentaires et du processus de cheminement personnel dans lequel vous êtes.

Oui, c’est vrai que nos problèmes viennent de notre besoin de contrôler les autres, oui nos enfants nous sont prêtés, nous les accompagnons dans leur vie, c’est eux qui font les choix et vivent avec les conséquences de leurs choix.

Ce qui est sûr : c’est que tout commence par SOI.

Au lieu de contrôler les autres il est reconnu que tourner son regard vers soi développer ses qualités, ses intérêts, être soi-même une personne en cheminement et heureuse est le meilleur modèle que nous pouvons donner aux autres et à nos enfants.

Bonne route et n’hésitez pas à parler à une personne de confiance pour continuer de vous objectiver et de faire les meilleurs choix possibles pour votre propre vie.

En terminant, que l’on soi diabétique type 1 ou 2 ou une personne en générale, il faut apprendre à lâcher prise si l’on veut être heureux dans la vie et pour vous aidez je vous laisse un petit texte qu’une personne m’a donné un jour et qui pourra peut-être vous aider.

Pour moi, la vie n’a rien d’une courte chandelle. C’est une sorte de flambeau majestueux, que je tiens pour l’instant à bout de bras, et je veux le faire resplendir aussi brillamment que possible avant de le passer aux générations futures.

Georges Bernard Shaw

Il est extrêmement difficile, voire impossible, de responsabiliser ses enfants si on n’a que peu ou pas de flamme en soi. Si nous voulons persuader nos enfants qu’ils en valent la peine, nous devons d’abord nous persuader que nous en valons la peine. Au cours d’un de mes récents voyages en avion, l’agent de bord, qui livrait les consignes de sécurité avant le décollage ajouta ses sages réflexions personnelles aux recommandations d’usage : <> elle déclencha des rires parmi les passagers, mais son message rappelait de manière saisissante que, si nous ne prenons pas soin de nous-mêmes, nous ne pourrons rien apporter à personne. Ce n’est qu’en nous aménageant un environnement épanouissant, enveloppant, rassurant et chaleureux, et en nous allouant des occasions de grandir et d’apprendre que nous trouvons l’énergie nécessaire pour responsabiliser nos enfants.

Nous formons un cercle d’espoir. Nous nous passons la flamme l’un à l’autre. Si ma chandelle s’éteint, la tienne l’allumera. Ensemble nous produisons une lumière plus intense… Et chaque chandelle porte sa promesse : les ténèbres n’auront pas le dernier mot.

DavidMcCauley,

AmericanFriends Service Committee

lundi 28 janvier 2008

2.11. Stress : se détacher, lâcher prise

Une des causes qui fait monter le taux de sucre dans le sang est le stress. Il y a plusieurs manières de le contrôler dont la musique douce pour se vider l’esprit. Il existe des cassettes de détente et de relaxation par impression subliminale très efficaces. ( J’en ai essayé deux.) S’adonner à des passe-temps, prendre une marche, mais aussi apprendre à se détacher et à lâcher prise en sont autant.

Les moyens pour apprendre à se détacher et lâcher prise ne sont pas faciles, mais c’est avec le temps que l’on réussit à maîtriser, si je peux appeler cela ainsi, cet art. Ce que cela veut dire en langage clair, c’est qu’il faut apprendre à ne plus se mettre de pression sur le dos pour rien.

Dans la vie de père et de mère et comme individu, la vie se charge de nous mettre de la pression. Souvent, c’est nous qui la faisons augmenter, soit par notre caractère, par notre personnalité ou bien, tout simplement, parce que nous sommes parents. J’appelle ça notre petit côté « père poule ou mère poule» lorsqu’il s’agit des enfants. Au travail, on appelle cela être perfectionniste.

Pour ma part, j’étais un de ceux-là : je mettais tout sur mon dos et sur mes épaules, à un tel point que cela me causait des problèmes de santé réels, par exemple une maladie au niveau de l’intestin que seuls les Valiums pouvaient aider, mais pas éliminer. Cela avait pour conséquence des crises à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit; l’intestin se contracte, ce qui fait tellement mal que j’en perds connaissance. Le seul moyen efficace, c’est de me masser et d’attendre que cela se passe.

Avec les années, j’ai découvert en m’écoutant parler que j’avais la mauvaise habitude de mettre tous les problèmes sur mon dos, avec mes vrais problèmes de dos en plus. (La phrase magique était une expression que j’avais quand cela ne marchait pas à mon goût ou lorsque je ne trouvais pas de solution, c’était : « J’en ai plein le dos.»

Quand j’ai réalisé que tous mes problèmes passaient par le dos, j’ai commencé à changer ma façon de parler, mais j’ai dû apprendre aussi à me détacher, à lâcher prise sur des choses qui ne m’appartenaient pas.

Voyez-vous, quand nous sommes père, mère ou comme individu et que nous avons à cœur la qualité de notre famille ou de notre travail, naturellement, nous prenons beaucoup de choses sur nos épaules et, là, surgissent les problèmes : de santé, physiques, de surmenage, d’épuisement.»

J’ai appris avec les AA et mon parrain à me détacher et à lâcher prise ; cela n’a pas été facile. Apprendre à faire la différence entre mon choix et leurs choix, nous avons souvent de la difficulté à en voir la différence, car les émotions nous font faire bien des choses. Gérer nos émotions de manière à prendre ce qui nous appartient et laisser aux autres ce qui leur appartient n’est pas évident à faire au début.

Il est nécessaire d’apprendre, pour un père ou une mère, à laisser voler ses oisillons et à les laisser faire leurs expériences tout en les guidant et non en prenant sur notre dos leurs responsabilités, avoir une oreille pour les écouter et une épaule pour les réconforter sans prendre à leur place leurs problèmes, leur donner des conseils s’ils sont prêts à les accepter, sinon il faut nous dire que c’est leur choix et nous détacher. L’être humain est mal fait, il faut que cela vienne souvent de lui pour qu’il comprenne, sinon ça ne fonctionne pas et il perd de l’énergie et du temps pour rien, en plus de gruger sa santé et de se faire du mauvais sang pour absolument rien.

Aujourd’hui, en me détachant et en lâchant prise sur les choses sur lesquelles je n’ai pas de pouvoir, cela change ma perception des choses pour le mieux, ce qui a comme conséquences que je n’ai plus, ou presque, de crises, moins de stress, une qualité de vie meilleure sans pour autant affecter ma grande qualité d’écoute envers les autres. Et que dire de mon énergie physique et psychologique !

Ce n’est pas toujours facile pour quelqu’un comme moi qui a un grand cœur d’apprendre à dire non sans devenir égoïste, mais il s’agit simplement d’avoir un juste milieu. Un bon équilibre m’a toutefois beaucoup aidé dans mon contrôle du diabète. Il faut se donner du temps pour apprendre à avoir de la patience et de la détermination afin de pouvoir être capable de voir les bienfaits que cela nous apporte sans pour autant devenir centré sur nous-même.

Je vous confie que le fait de voir la différence entre Mes choix et Leurs choix m’a rendu différent et a amené une paix intérieure. On se doit d’apprendre à laisser les autres voler de leurs propres ailes plutôt que de le faire à leur place.

Je vous laisse une pensée qui va peut-être vous aider.

Je dirai Non

à ceux qui veulent diriger ma vie;

à ceux qui veulent m’imposer leur rêve;

à ceux qui veulent décider à ma place;

à ceux qui veulent m’imposer leur volonté;

à ceux qui veulent briser ma liberté;

à ceux qui veulent abuser de moi;

à ceux qui veulent me décourager;

à ceux qui veulent me culpabiliser;

à ceux qui veulent m’influencer négativement.

Je dirai 2 fois non

À ceux qui veulent m’empêcher de réussir ce que j’aime à entreprendre.

Quand j’aurai Osé dire Non à tous ces gens qui ralentissent mon évolution,

Je dirai Oui à MOI-MÊME et à mes possibilités.

Auteur inconnu

2.10. Ouverture d’esprit : essayer

Avec les années, j’ai appris à avoir une plus grande ouverture d’esprit. Ce n’était pas facile au début de faire confiance aux autres, car je n’avais parfois même pas confiance en moi, mais petit à petit, j’ai commencé à me donner la permission d’essayer d’autres choses. Je me suis dit : « Si c’est bon pour lui, pourquoi ce ne serait pas bon pour moi ? »

Avoir une ouverture d’esprit, c’est de voir les choses autrement, d’être capable d’expérimenter de nouvelles façons de faire, tout en étant persuadé que cela marchera même avant d’essayer. Alors quand est venu le moment d’entrer en action pour prendre mon diabète en main, évidemment, j’avais pris le temps de faire mon deuil de la maladie en me renseignant sur le sujet par le biais de l’Internet et autres moyens. Après, j’ai eu mon rendez-vous avec une diététiste qui m’a expliqué ce que je devais faire pour aider à contrôler mon taux de sucre par l’alimentation et non en me disant ce que je devais manger. J’ai accepté le défi. Au début, ce n’était pas très drôle, j’avais l’impression d’avoir toujours la même chose à manger, mais afin de mettre du piquant dans mon assiette, il fallait que je découvre mon goût de l’aventure en essayant des aliments dont je n’avais pas envie, ou que je me refusais depuis belle lurette, de goûter, comme du yogourt, du poisson sans chapelure, des céréales All bran qui, auparavant, étaient pour moi de la moulée pour les lapins. Mais comme dans l’annonce, je vous dirais aujourd’hui que c’est vrai que cela a bon goût. Mon épouse essaie des nouvelles recettes adaptées en sucre pour les diabétiques. Bien sûr, c’est moi qui les essaie, mais il ne faut pas oublier que je ne peux pas toutes les aimer, mais, au moins, j’y goûte et, plusieurs fois, je suis agréablement surpris du goût.

J’ai assisté au cours de quatre jours au Centre de jour des diabétiques qui fut très instructif et plaisant. En acceptant de le suivre, cela me donnait beaucoup d’outils pour mieux gérer ma condition et le fait d’être avec des gens qui ont le même défi que moi aide à m’apercevoir que je ne suis pas tout seul au monde et que, si j’accepte de les écouter, je pourrai profiter de leur expérience afin d’éviter certains désagréments qu’ils ont pu subir.

Aussi, j’ai pu prendre conscience que, d’une certaine manière, je suis chanceux, car je ne prends pas encore de médicaments, mais si je veux en retarder le plus longtemps possible la prise, ce sera grâce à mon alimentation et ma condition physique. Cependant, je demeure conscient qu’un jour j’aurai à en prendre, moi aussi.

En allant aux cours, j’ai découvert un programme d’activités physiques offert gratuitement aux diabétiques; je vous en parlerai dans un chapitre plus loin.

Depuis que j’ai une plus grande ouverture d’esprit, cela m’a fait découvrir une meilleure estime de moi et acquérir une plus grande confiance; j’accepte mieux les défis qui s’offrent avec moins de résistance et je vois cela avec un œil plus positif. J’essaie de le transposer dans ma vie de tous les jours dans toutes sortes d’occasions et cela me rend de plus en plus heureux et me facilite la vie.

Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.

[Dôgen]
Extrait de GenjoKoan

On peut faire le tour du monde et rester rétréci si on ne sait pas s'ouvrir aux autres.

[Robert Laffont]
Extrait de Une si longue quête

2.9. La parenté

Comme nous l’avons lu dans le chapitre précédent, les gens, en général, sont réticents face au changement. Si nous transportons cette attitude dans notre famille, nous allons peut-être nous apercevoir que les personnes, lors de notre visite, nous reçoivent comme d’habitude mais à une différence près.

Je m’explique. Au début, la première fois où elles vous rencontrent, elles sont très contentes de vous voir puis vient la question traditionnelle : « Comment ça va? » Vous leur annoncez que vous êtes devenu diabétique, elles vous posent ensuite toutes sortes de questions. Jusque-là, tout va bien, mais quand vient le temps de souper, elles ont tout oublié : vous prenez ce dont vous avez de besoin, selon vos quantités et selon ce à quoi vous avez droit en sucre. Puis vous dégustez votre repas. À la fin, vous allez probablement avoir fini avant tout le monde, et là, viennent les pressions : « Tu ne manges pas juste ça ? »,« Prends-en d’autre! », etc.

J’ai fait la même observation quand j’ai arrêté de consommer de l’alcool. Si tu es en visite, on te respecte plus, mais si tu es en « party» familial, là, ça change un peu : «Sais-tu, tu étais bien plus le « fun » quand tu buvais», etc.

On dirait que, quand nous changeons, cela produit chez l’être humain un effet de peur au fur et à mesure que vous donnez des explications sur les raisons pour lesquelles vous avez choisi d’effectuer ces changements-là : parce que c’était mieux pour votre santé et aussi pour une meilleure prise en charge de votre vie. On dirait que les gens ont peur de se faire inculquer ou de se sentir obligés de faire la même chose que vous.

Pour ma part, j’ai compris depuis longtemps que, si je change quelque chose dans ma vie, c’est pour moi d’abord que je le fais et non pour les autres, car j’ai toujours cette phrase dans la tête : « Je peux seulement Me changer et non les autres. »

Le fait de changer est bon, stimulant et normal pour l’être humain. Pour certaines personnes, les changements font peur, cela aussi, c’est normal, mais, moi, je m’arrête seulement à donner des explications. Je crois qu’il faut expliquer et non imposer aux autres les changements que nous faisons pour nous parce que, quand nous faisons un virage à cent quatre-vingt degrés, l’être humain veut comprendre ce qui se passe, soit pour s’informer ou pour vérifier.

L’important dans tout cela, c’est de faire ce qui est bon pour nous et pour notre évolution, notre santé, tout en gardant un bon équilibre dans nos actes. Pour le reste, j’ai appris à me détacher des comportements et des remarques que les autres peuvent émettre, car je suis convaincu que ce que je fais est ce qu’il faut que je fasse, et ce n’est sûrement pas fini pour moi et pour mon évolution personnelle. Je me sens en bien plus grande forme aujourd’hui avec ces changements.

mardi 1 janvier 2008

Mon ami André

Félicitations pour tout ce que tu vis avec ton livre ;

Le résident d’ici à qui j’ai donné ton livre l’apprécie beaucoup même si ça fait longtemps qu’il vit avec la maladie. Je crois que c’est l’approche qu’il aime le plus, le fait de dire assez simplement et dans un langage de tous les jours les informations pertinentes.

Bob

mercredi 26 décembre 2007

2.8. Changer ses habitudes de vie

En faisant une recherche sur Internet, j’ai trouvé un texte(3) que voici dans son intégralité ou presque, qui pourrait vous expliquer pourquoi nous résistons au changement.

Le changement

Oser changer, c'est créer ma vie, être responsable, me prendre en main, découvrir mes ressources.


Ce qui est normal, ce qui est naturel, c'est le changement; c'est une loi universelle ! De la même manière qu'existent le printemps, l'été, l'automne et l'hiver, se manifestent la naissance, la croissance, la maturité et la décroissance. Toute « création » de l'esprit humain suit ce cheminement. Combien vivons-nous de situations où la répétition des mêmes gestes est monnaie courante depuis un an, trois ans, dix ans ou plus ?

Et nous considérons cela normal !


Résister pour survivre :
La résistance au changement n'est aucunement liée à une manifestation de mauvaise volonté.
La résistance au changement est la simple manifestation de l'instinct de survie, car le changement risque d'entraîner la modification de « ma zone de sécurité », de ce à quoi j'ai appris à me fier, comme mes habitudes, les procédures acceptées, les gens en qui je peux avoir confiance et que je côtoie régulièrement.


Beaucoup de personnes craignent ou résistent au changement parce qu'elles sont confortables dans ce qui est connu et familier. Le connu et le familier sont une source de sécurité tant et aussi longtemps qu'elles demeurent à l'intérieur. Tout ce qui pourrait les amener au-delà de ce cercle est menaçant. Le changement devient un signe de souffrance, de perte et de déception. L'émotion utilisée pour s'opposer au changement s'appelle la peur ( peur des responsabilités, peur de souffrir, peur de l'échec, peur de l'inconnu, etc.) L'objectif principal de toute peur est d'empêcher le changement.

Puisque nos peurs existent pour empêcher le changement, résoudre nos peurs implique donc que des changements vont se produire. Les opportunités de changer sont donc déguisées sous la forme de peurs. Beaucoup de gens savent cela et ne font rien pour changer parce qu'ils ont appris à avoir plus de bénéfices à maintenir leurs peurs qu'à les résoudre. Ils vivent dans ce qu'appelle Richard Thibodeau(3)des « boucles virtuelles.» Le mot boucle est pris dans le sens de tourner en rond et le mot virtuel, pour indiquer que ça se passe dans l'esprit.


Souvent les gens vivent un combat entre le désir de changer et la peur de changer créant encore une fois une boucle virtuelle. Lorsque la volonté de changer exerce une force égale à la peur de changer, une tension est créée à l'intérieur de la personne et une des solutions immédiates pour éliminer cette tension est d'éliminer le désir.

Une autre solution pourrait être d'éliminer la peur permettant de faire d'une pierre deux coups, c'est-à-dire de réduire la tension et d'augmenter l'énergie disponible pour réaliser le désir! Cependant, plusieurs personnes préfèrent éliminer le désir afin de ne plus avoir à ressentir le stress relié à la peur. Ceux et celles qui agissent de cette façon ont donné le pouvoir à leurs peurs de diriger leur vie.


Avec le changement, s'annoncent de fortes possibilités[que] :

· je n'aie plus besoin de mes vieilles habitudes;

· je sois obligé(e) de mettre à jour ce que je connais;

.je sois obligé(e) d'apprendre quelque chose de nouveau, mais

.je ne suis peut-être pas intéressé(e), car :

· je ne me sens pas capable d'apprendre;

· je n'ai que très peu de temps pour le faire;

· je ne crois pas avoir le support nécessaire.


Je résiste au changement provoqué par d'autres parce que « je suis comme ça », « je n'ai rien demandé », « ça me complique l'existence ». Lorsqu'un changement est introduit, la résistance se rencontre uniquement chez celui qui subit, jamais ou rarement chez celui qui le provoque. Celui qui subit le changement se sent en danger, l'équilibre dans sa vie est mis en jeu.


Manifestation de résistance :
La résistance au changement constitue l'aveu d'anticipation et d'inconfort pour celui qui subit le changement. Ceux qui résistent ont une tendance au négativisme, on les entendra dire : « Ça ne marchera pas ». Le résultat les laissera avec une vulnérabilité accrue et un sentiment de perte de contrôle de « leur » environnement. Cet inconfort se manifestera par des attitudes, des comportements et des gestes facilement visibles : tracas, appréhension, insatisfaction, perte d'intérêt, absence, départ...


Quand les gens sont tracassés et anxieux, ils figent, ils ne bougent plus, ils résistent à tout effort de changement. Ils s'accrochent à la tradition, à la sécurité, à n'importe quel symbole qui ne leur donnera pas l'impression d'être dépassés. Plus les difficultés reliées au changement dureront longtemps, plus les préoccupations psychologiques se transformeront en inconfort physiologique. De là, la naissance des maladies psychosomatiques dont la guérison est assurée par le simple retrait de l'individu de la situation ou du changement lui-même. Tous ces maux sont causés par une philosophie personnelle basée sur une anticipation du négatif plutôt que sur une approche positive face au changement vécu.


Vivre avec le changement:
Ma vie sera un succès dans la mesure où je saurai m'accommoder des tensions provoquées par les changements auxquels je serai confronté. Cette accommodation sera d'autant plus facile que je considère le changement comme une occasion de dépassement.


Je dois faire du changement une habitude de vie plutôt qu'une surprise. Pour « vivre avec le changement » dans ma vie organisationnelle, j'aurai avantage à clarifier mes valeurs et objectifs personnels et à fournir un effort de dépassement continu.
Au lieu de toujours effectuer les mêmes choses, au même moment, pourquoi ne pas essayer autre chose ? D’une autre manière, à un autre moment? Une multitude de gestes de la vie quotidienne peuvent fournir l'occasion de « faire des essais », de s'habituer à changer.

Ainsi chacun peut :

  • utiliser un nouveau trajet pour se rendre à une destination;
  • modifier ses habitudes vestimentaires;
  • essayer d'autres loisirs;
  • essayer d'autres divertissements.


Le changement apporte de nouvelles expériences dans notre vie, il nous permet de réaliser rêves et désirs, de découvrir du nouveau à chaque jour et nous plonge corps et âme dans de nouvelles expériences. En réalité, il est beaucoup plus facile et agréable de changer que de ne pas changer, et ce, même si beaucoup de gens ont tendance à croire le contraire.

Pour ne pas changer, nous devons constamment nous battre contre nos propres désirs, rêves, besoins. On change constamment physiquement, émotionnellement, mentalement et spirituellement.

Nous ne sommes pas la même personne que nous étions hier et nous ne serons pas la même demain, car il y a toujours quelque chose qui est en train de changer à l'intérieur et autour de nous.
Le passé est fini, disparu et ne reviendra plus. Demain me réserve plein de surprises.

Les gens d'action ont appris à sortir du passé et des sentiers battus : ils ont le courage de risquer. Ils ont appris que demain est synonyme de changements, de risques et s'accompagnent d'efforts. Contrairement aux indécis, ils ont appris à se sentir en marge, car en dehors des sentiers battus, pas de standards, ni de modèles auxquels nous pouvons nous accrocher, seule l'action nouvelle se manifeste.

Les gens d'action se dotent d'une attitude positive : devant un problème, ils voient des opportunités, devant la frustration, l'occasion de dépassement ! Ils s'aperçoivent que la sécurité du « connu » se transforme en « routine » et aboutit à « l'ennui ». «Je ne suis pas obligé de vivre ma vie à 40 ans selon une décision prise à 20 ans... je peux changer si ça ne me satisfait plus aujourd'hui !» Le secret des gens d'action, c'est l'espoir, l'espoir dans la réalisation de ce qu'ils vivent. Si les gens qui nous ont précédés n'avaient pas eu l'espoir, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd'hui.


Acquérir sa propre identité, ce n'est pas seulement savoir ce que nous sommes et ce que nous allons faire dans le monde, car toute notre existence est soumise à des changements. Pour vraiment changer, il faut passer aux actes concrets dans le quotidien :

  • si on désire oser s'affirmer au niveau des sentiments et émotions, il faut retrouver son cœur d'enfant;
  • il nous faut avoir des attitudes constructives, ce qui nous amène à changer, mais de façon positive;
  • il faut se répéter : « L'adulte en moi est celui qui choisit »


L'acceptation de soi est une condition déterminante au changement. Nous désirons tous améliorer notre vie, rendre notre existence meilleure et plus facile, mais nous refusons de changer.

Il faudrait que nous soyons conscients que ce que nous ne voulons pas changer est ce qui en a le plus besoin.
Pour changer, il faut éliminer nos peurs et réaliser nos désirs.
L'annonce d'un changement conduit à un choc dû à l'inconnu. Déstabilisante, elle fait prendre conscience de la crainte de perdre le contrôle sur ses habitudes, sur ses points de référence, sur son autonomie, sur ses responsabilités.

Pendant cette période, l'incertitude et le doute peuvent donner naissance à l'anxiété, la colère, la peur ou la frustration. La remise en question surgit alors avec son lot d'interrogations : « Puis-je m'adapter à cette nouvelle situation et comment puis-je le faire? »

L'estime de soi et la confiance peuvent être déjà très ébranlées, mais chercher à comprendre ce qui se passe et analyser la situation de façon plus éclairée diminueront la sensation d'impuissance et de confusion face à la nouveauté.

C'est aussi le moment de faire un choix : j'accepte ou je refuse. Le refus peut retarder le processus de transaction personnelle, mais il est possible de demander conseil à des experts qui nous aideront à reprendre confiance peu à peu. On se fait à l'idée en se disant que le changement est probablement la meilleure alternative.

En terminant, depuis que je me suis donné des moyens pour changer, Internet est un outil dont je me sers quand je me pose plusieurs questions; c’est un moyen parmi tant d’autres de vérifier, d’approfondir ou de me sécuriser afin de pouvoir accepter les changements. Je vous donnerai, dans la section Internet, le lien de ce site.

Une partie importante de la sagesse et de la connaissance consiste à ne plus vouloir transformer les gens en ce qu'ils ne sont pas, mais à accepter ce qu'ils sont, à comprendre leur expérience de vie.

[Fun-Chang]

La plupart des gens passent leur vie en cherchant toujours quelque chose d'autre, ils traversent l'existence persuadés que leur objectif est fort lointain alors qu'autour d'eux se trouve tout ce dont ils ont besoin pour atteindre leur but.

[Fun-Chang]

2.7. Avoir le contrôle de sa vie

Longtemps j’ai laissé le contrôle de ma vie à la boisson, aux émotions souvent mal gérées, aux autres qui m’entouraient et à mon grand cœur. À un moment donné, dans la vie de tout le monde, vient une période de repositionnement. Cela arrive à différentes périodes comme l’enfant qui devient adolescent, l’adolescent qui devient adulte et, après cela, quand nous sommes rendus adultes, les périodes arrivent aux dix ans selon notre évolution. Il est donc normal de nous poser des questions.

Mais, selon où nous sommes rendus, souvent, nous n’arrêtons pas, ou encore, c’est comme si cela n’était pas important, nous n’avons pas de réponse et nous continuons. Selon certains experts : «Rendus dans le monde adulte, il arrive souvent, quand nous changeons de décennie, des périodes, plus ou moins fortes, auxquelles nous n’avons pas réellement répondu à l’époque qui reviennent normalement nous frapper à quarante ans. » Cela a été mon cas.

Avec les années, arrivent la quarantaine et son lot de questions et d’émotions : nous nous demandons où nous sommes rendus, si nous avons le goût de continuer, de changer, avec tout ce que nous avons déjà vécu de bonnes ou de mauvaises expériences. Il vient un temps où j’ai dû faire un virage à cent quatre-vingt degrés. Je n’étais plus capable d’endurer les questions que je me posais sans me répondre vraiment ou accepter la vérité. Je ne sais pas pourquoi il faut que l’être humain parfois descende jusqu’au fond du baril avant d’avoir la capacité de reprendre sa vie en main. Je n’ai jamais réussi à comprendre mais une chose que je sais, c’est qu’il faut se permettre de demander de l’aide rendu là. C’est ce que j’ai fait. Pour me prendre en main, j’ai dû répondre à cette question : je bois pourquoi?

Je buvais pour enterrer mes sentiments, je buvais parce que je n’avais pas le courage de régler ou je n’avais pas trouvé de solution sur la façon d’aborder certains sujets avec mon épouse et mes enfants, je buvais pour me donner la force de continuer à faire les nombreux horaires que j’avais à chaque semaine. Je buvais aussi parce que j’étais fatigué de la vie.

Avec le temps et des personnes-ressources, j’ai découvert comment faire le ménage de ma vie, reprendre le contrôle. Pour cela, j’ai dû apprendre à m’aimer avant de pouvoir continuer à aimer les autres. Avoir un grand cœur, c’est une belle qualité, mais aussi un grand défaut si on n’est pas capable d’avoir de limite afin de ne pas se sentir utilisé. Il faut aider selon nos possibilités.

J’ai appris à faire la différence entre mes choix et leurs choix. J’ai appris à faire la différence entre les choses que je peux changer et celles que je ne peux pas ; en deux mots : me détacher. J’ai replacé dans ma vie certaines valeurs que j’avais oubliées comme à vouloir trop de choses, on finit par tout perdre ce que l’on a. Est-ce que cela est vraiment nécessaire?

J’ai commencé à me donner du temps pour moi, pour faire des choses que j’aime, des passe-temps. M’accorder du temps ne veut pas dire devenir égoïste non plus, mais trouver un équilibre entre avoir du temps et de ne pas en avoir du tout.

Apprendre à gérer ses sentiments, à les exprimer aussi de façon raisonnable, c’est probablement ce que l’on appelle se donner une deuxième chance. Pour moi, cela a été une occasion de renaître et de commencer réellement à vivre. C’est pour cela que, quand le diabète est venu frapper à ma porte, je l’ai accueilli comme un nouveau défi plutôt qu’un problème. J’ai dû refaire certaines étapes que j’avais déjà franchies en arrêtant de consommer.

Il a été beaucoup plus facile de gérer les ajouts car, une fois que nous avons un nouveau mode de vie et que nous avons réalisé les bienfaits rattachés à celui-ci, nous avons en notre possession des outils afin de pouvoir améliorer notre santé dans le but de profiter de la vie au maximum et être fiers de notre condition de vivre.

Quand je suis bien dans ma peau, il y a un rayonnement qui se dégage et entraîne les autres membres de ma famille et s’installe alors un climat de paix, de bonheur et de confiance où il fait bon vivre.

2.6. La fréquence de nos gestes

J’ai réalisé avec le temps qu’avoir une fréquence dans mes gestes au quotidien entraîne un effet très positif. Si je prends deux secondes pour faire le point, je peux réajuster mon tir. Cela est encore plus vrai quand je transpose dans ma gestion du diabète : si je fais mes tests de glycémie régulièrement, je m’aperçois que, selon ce que je mange ou ce que je fais, cela fait monter mon taux de sucre, alors la prochaine fois, j’ai deux choix : ou je coupe la quantité ou bien cet aliment n’est plus approprié pour moi aujourd’hui et je dois le laisser tomber. Par contre, je vais aussi m’apercevoir qu’il y a des aliments que je peux manger en plus grande quantité, si je les aime, sans que cela n’affecte ma glycémie. Alors le geste et la fréquence de faire mes tests de glycémie sont bons pour moi, c’est positif et encourageant.

Le fait de manger à n’importe quelle heure de la journée est-il bon? La fréquence de nos gestes, qui se traduit par un horaire régulier, est une manière de ne pas manquer de gaz pour fonctionner. De ce fait, elle nous assure un meilleur contrôle de notre appétit et une meilleure gestion de notre taux de sucre. Cela contrebalance aussi les effets négatifs reliés à la prise des médicaments. Encore un point positif. Tout ce qui se rattache à la manière de gérer notre mode de vie et à la fréquence de nos actions vaut la peine, même si, au commencement, on le fait petit à petit, à reculons des fois et que l’on se donne le droit à l’occasion de reculer pour mieux avancer après. Un autre bon point.

Regardons le temps que nous mettons à faire le ménage, le lavage, pour que ça sente bon, que l’on se sente bien et que ça soit plaisant de renter chez nous. Selon moi, il est nécessaire de faire les mêmes actions; nous devons faire le ménage de notre intérieur afin que nous nous sentions bien dans notre peau. C’est peut-être ça commencer à apprendre à s’aimer, à poser des gestes pour soi afin de bien vivre avec soi.

Au travail, il est essentiel d’être heureux de ce que l’on fait dans un environnement sain et aussi d’avoir le droit de changer d’environnement afin de pouvoir s’épanouir non seulement sur le côté argent, mais aussi le droit d’avoir du plaisir à travailler;

une vie à compter le temps qu’il nous reste à faire pour sortir de là (prendre sa pension), c’est un peu comme si nous étions un prisonnier qui se contente de« faire son temps ».

C’est peut-être le temps de changer, de baisser le niveau de stress, de se donner de nouveaux défis, de mettre un peu de piquant dans notre vie. Si, au bout de tout ce que je fais pour améliorer ma qualité de vie, je m’aperçois qu’avoir une certaine fréquence dans mes gestes de tous les jours m’aide à garder une merveilleuse qualité de vie pour moi, c’est positif. Ce n’est pas toujours facile, mais si je m’efforce et je prends le temps de regarder si cela en vaut la peine, ou si cela est possible, je remarque que, très souvent, la réponse est positive.

Je vais clore en utilisant une image très simple : lorsque nous apprenons à notre enfant à marcher, nous lui montrons, en lui tenant les bras, à avancer un pied après l’autre et à maintenir son équilibre, puis avec le temps, quand il commence à avoir une certaine confiance en lui, on se détache tranquillement de ses petits doigts pour qu’il puisse faire tout seul ses premiers pas. Au début, il marche les deux bras vers le ciel en chambranlant puis il prend de l’assurance et devient confiant. Vous remarquez que plus il expérimente, plus il baisse les bras et qu’il se met à courir, sûr de lui. C’est un peu la même chose si je me regarde : au début, j’avais les deux bras vers le ciel en me demandant : « Mon Dieu, qu’est-ce qui m’arrive? ». En me renseignant sur la maladie, en mettant des efforts pour comprendre l’importance des fréquences de mes gestes sur la maîtrise et la gestion de la maladie, j’obtiens la confiance qui m’amène pas à pas vers un contrôle de mon diabète afin de mieux vivre en toute simplicité sans trop me compliquer la vie : juste un nouveau mode de vie à découvrir et à apprécier.

2.5. Être normal : les questions que l’on se pose

Je me suis toujours demandé si j’étais normal! À entendre parler les gens, des fois, j’ai tendance à penser le contraire parce que je ne bois plus, parce que j’ai le diabète, parce que je n’ai pas de maison, pas de gros salaire, parce que je suis obligé de marcher à tous les soirs pour faire descendre mon taux de sucre, etc. Au début de ma réflexion, ce qui m’est venu à l’idée, ce sont les traditions et les valeurs auxquelles mon père croyait et qu’il m’a transmises comme : «si tu ne fais pas ceci, si tu n’as pas cela, si tu ne te comportes pas comme ça, tu n’es pas normal.»

Avoir, pour moi, une dépendance à l’alcool relève plus des choix que j’ai faits et des habitudes que j’ai prises à un moment donné plutôt que d’être anormal. Mes choix et mes habitudes antérieurs se sont transformés petit à petit en maladie ou en dépendance. Le diabète aussi, pour moi, est probablement le résultat de tout ce que j’ai pu faire ou accumuler jusqu’ici : il ne faudrait pas que je me surprenne. De plus, il faut que je regarde aussi le bagage que m’a laissé le côté héréditaire de mon père et de ma mère.

Avec les années, je crois que j’avais oublié ce que c’était vraiment être normal. Depuis que j’ai mis de l’ordre dans ma vie, je m’aperçois qu’être normal, c’est d’avoir une stabilité, peu importe ce que le reste du monde dit, car je vois la différence. Bien sûr, je dois expliquer à mon entourage les raisons de ce retour à la base, car tout avoir, est-ce que c’est vraiment essentiel ou normal?

La publicité vous dit que si vous n’avez pas tout, vous n’êtes pas normal, si vous ne faites pas comme tout le monde, vous n’êtes pas normal. Moi, je suis aussi normal, car je me fixe une heure pour me lever et me coucher, pas nécessairement comme vous, mais j’ai choisi d’écouter mon horloge biologique; de cette manière, je me couche vers 20h30 et je me lève à 4h, cela me fait quand même 8h de sommeil. La seule différence, c’est que cela me permet de dormir mieux au lieu de me battre contre le sommeil pour ne pas m’endormir le soir devant la télé et de compter les moutons pour

m’endormir sous prétexte de rester à côté de mon épouse, sans lui parler, juste être présent. Pour moi, non, il est plus nécessaire de récupérer un sommeil réparateur que de faire la statue dans le salon. Après tout, qui a dit que le sommeil avant minuit était mieux qu’après?

La fin de semaine, si je suis fatigué et que j’en ressens le besoin, je fais une sieste dans l’après-midi et je recommence à faire ce que j’avais entrepris si cela me tente. J’ai appris à écouter mon corps. Au bout du compte, j’ai réalisé qu’en étant plus attentif à celui-ci et à mon état d’esprit, je faisais tout ce que je voulais faire pendant une journée mais d’une manière autre.

Apprendre à faire les choses autrement, cela permet d’enlever beaucoup de stress, d’aller à son rythme, de moins tourner en rond et d’être plus efficace. Cet apprentissage me donne la possibilité de prendre le temps nécessaire pour repositionner ma vie, car le matin est un temps privilégié pour regarder où je m’en vais, penser de quelle manière je vais m’y prendre pour régler certains défis que la vie a mis sur mon chemin, prendre du temps pour moi, faire ce que je veux sans avoir à justifier où je vais, ce que je fais, car tout le monde dort. L’été, c’est de sortir m’occuper de mes plantes, écouter les oiseaux chanter, m’apercevoir que je ne suis pas tout seul en voyant les ratons qui viennent me dire bonjour et les autres espèces qui passent sur mon terrain. Parfois, j’ai le sentiment qu’ils me regardent et se posent même des questions, « Ce n’est pas normal, qu’est-ce que l’humain fait debout à cette heure-là?» Non, pas moi, je prends contact, dans ma cour, avec la nature en prenant un bon café.

Le fait de ne pas avoir une grosse maison, deux ou trois autos dans la cour, un plus gros salaire que le reste des gens, avoir des défis de santé, ne pas suivre le même horaire que tout le monde, est-ce que cela fait de moi une personne anormale? Non! Cela me dit que parfois nous avons tendance à oublier les vraies valeurs et certaines traditions. Le fait de retrouver un équilibre, d’apprendre à nous contenter de ce que nous avons plutôt que de tout vouloir, ce que, souvent, nous ne pouvons pas arriver à avoir.

Quand j’étais petit, je recevais une paire de mitaines ou de pantoufles pour Noël et j’étais très content. Aujourd’hui, regardez ce que ça prend pour être heureux, le prix que nous devons payer pour rendre les gens heureux ou nous rendre heureux. On ne se contente plus de ce que l’on a. Est-ce normal ?

Moi, depuis plusieurs années, j’ai décidé de revenir à la réalité : un horaire fait pour moi, selon mes besoins, une meilleure alimentation, du travail, bien sûr, des moments de détente, des passe-temps pour me changer les idées et me relaxer, prendre du temps pour connaître et parler aux personnes qui m ‘entourent. Comment puis-je aimer, comprendre et connaître, m’amuser, rire, aider, selon mes moyens, et apprécier les personnes si je ne prends pas le temps d’être à l’écoute des besoins de ma femme et de mes enfants afin qu’ils soient, et moi, aussi heureux de vivre ensemble? Il devient aussi essentiel de faire de l’activité physique pour maintenir ma condition, oxygéner mon esprit de manière à être plus positif, tout cela en harmonie dans ma vie. N’est-ce pas une manière d’être normal pour moi? Je pense que OUI! Si je regarde ce que mon épouse et mes enfants me disent, ils trouvent que je suis plus ouvert et plus de bonne humeur, donc plus plaisant à vivre depuis que je suis redevenu normal et ils trouvent cela plus sain.

Et vous…?

2.4. Avoir une stabilité dans sa vie

Si je regarde ma vie et que je me pose cette question : « Avoir une stabilité dans ma vie, est-ce important?», en regardant en arrière, je m’aperçois qu’il y a plusieurs années que je ne faisais pas du tout attention à moi. Je faisais ce qu’il fallait pour faire vivre ma famille; j’avais toujours vu mon père travailler deux trois quarts sans jamais arrêter et sans jamais être malade; il fallait qu’il soit vraiment malade sur un lit d’hôpital pour arrêter, ce qui ne fut pas le cas. D’ailleurs, il tomba malade à 58ans après qu’il ait voulu diminuer ses heures : il s’est s’éteint à 66 ans des suites de ses maladies.

Tout comme lui, j’ai suivi le même chemin, ayant trois à quatre emplois en même temps, mais prenant le temps de bercer et de donner le biberon à mes enfants pour donner une chance à mon épouse de se reposer, car pour moi, j’étais debout et c’était le seul moment que j’avais pour les voir.

Les années passaient et je cumulais toujours plusieurs emplois en me disant que c’était mon devoir de père de faire tout ce qui était possible pour faire plaisir à ma famille. Entre-temps, dû au manque de sommeil, j’ai commencé, au début, à prendre une bière pour me permettre de m’endormir, car c’était, selon moi, la seule façon de récupérer une ou deux heures avant de recommencer à travailler.

Vers quarante ans, avec le rythme de vie et la consommation de bières qui augmentait, il arriva ce qui devait arriver : une pancréatite. Après un temps, même si le médecin m’avait dit que c’était l’alcool l’élément déclencheur, je ne voulais pas l’accepter, il a fallu quatre autres pancréatites et deux tentatives avant que je me prenne en main et que j’admette que j’avais un problème.

J’ai commencé par rencontrer une personne, mon ami Bob, qui m’a expliqué qu’il était prêt à m’aider et que, si je voulais arrêter, je le pouvais, mais il fallait que je le fasse ou bien je mourrais. J’ai commencé à aller avec lui chez les Alcooliques annonymes tous les mardis, il y a six ans. J’ai appris beaucoup; avec le temps, j’ai laissé tous mes emplois superflus, j’ai commencé à mettre de l’ordre dans ma vie, j’ai franchi

plusieurs étapes qui m’ont amené à apprendre bien des choses : avoir une stabilité dans ma vie, à me connaître, à m’aimer, à connaître mes limites, à changer mon mode de vie, à dormir, à me détacher de certaines choses, à me pardonner, à faire des choses que j’aime, à découvrir des passe-temps, à m’apprécier pour ce que je suis, à aider les autres, selon mes limites et, surtout, à vivre pleinement en étant l’homme le plus heureux d’avoir changé et à apprécier à tous les jours le bien que cela me fait.

J’ai beaucoup appris de mes erreurs et de celles de mon père car, voyez-vous, on vit selon ce que l’on nous a souvent montré, mais je ne veux pas que vous pensiez ni cherchiez à trouver un coupable, car on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a reçu. Mon père était un grand homme, il avait appris de son père qu’il ne fallait jamais se plaindre, qu’il fallait travailler d’une étoile à l’autre, tout faire pour faire plaisir aux autres. Il avait un grand cœur plus grand que ses culottes, il ne buvait pas, ne fumait plus depuis trente ans et il est disparu quand même. J’ai suivi ses traces en mettant tout mon cœur et parfois trop.

Avec l’alcool, j’ai pris un chemin différent de lui, mais avant que cela finisse de la même manière que lui, j’ai pris ma vie en main, j’ai arrêté de tout garder au fond de moi et de prendre tout sur mes épaules. Je me suis donné une stabilité dans ma vie : un temps pour chaque chose et une chose pour chaque temps.

Alors quand est venu le diabète, je n’étais pas du tout surpris. J’ai accepté mes erreurs du passé et j’ai pris la même méthode que quand j’ai arrêté de consommer : un jour à la fois sans brûler d’étapes. Bien sûr, le fait d’avoir changé mon mode de vie m’aide à accepter et à m’adapter aux changements pour combattre ma maladie et les autres petits bobos de la vie pour que je puisse être en forme et bien dans ma peau. Cela n’est pas toujours facile, mais je réussis à continuer d’apprécier la vie et d’affirmer que c’est beau, la vie! Je le fais pour moi et non pour les autres. Bien sûr, ils voient et apprécient ce que je fais ; quand nous sommes heureux, cela se transmet autour de nous et il fait bon vivre.

Pour moi, je ne trouvais pas cela si compliqué, car je respectais déjà l’horaire bien établi de me lever et de me coucher. J’ai dû apprendre à m’alimenter à des heures fixes, cela non plus ne fut pas trop difficile, mais cela demande des ajustements avec les autres membres de la famille. Puis est venue l’activité physique : j’ai dû réfléchir pendant toute la session au moment opportun de ma marche et j’ai trouvé que cela était mieux pour moi, et les autres, le soir.

Pour le reste, cela entrait très bien à l’intérieur de la journée. Je suis sûr que j’aurai d’autres changements à apporter dans mon horaire, car je n’ai pas fini de faire le tour, et ce, après 1 an et 3 mois d’apprentissage de la manière d’établir une meilleure stabilité dans la gestion de mon diabète.

Selon mon évaluation, jusqu’ici, je ne prends pas encore de médicaments, mais je suis sûr d’une chose : si je veux garder le plus longtemps possible le fait de ne pas commencer à en prendre, il faut que je respecte mon horaire dans mon nouveau mode de vie. Je suis conscient qu’avec le temps, parce que c’est une maladie évolutive, j’aurai encore plus besoin de respecter mon horaire afin d’éviter une tonne de complications.

Avec les années, accepter d’évoluer et accepter les changements font aussi partie de mon mode de vie et je ne suis pas malheureux pour autant, au contraire, je sais profiter plus de la vie maintenant.

De la stabilité à l'immobilisme, il n'y a qu'un pas.

[Jacques Mailhot]
Extrait de La politique d'en rire

2.3. L’indicateur de glycémie :

Où? Quand? Comment?

L’indicateur de glycémie (glycomètre) est un outil indispensable pour le contrôle de votre glycémie. Cet appareil vous permettra de visualiser le taux de sucre dans votre sang à tout moment de la journée, de vérifier si vous maintenez les valeurs cibles. Il peut être aussi un excellent outil de motivation dans votre nouveau mode de vie, car plus vous obtiendrez des valeurs cibles, plus vous serez satisfait de vous et des efforts que vous mettez petit à petit à chaque jour.

Où?

L’indicateur de glycémie, l’autopiqueur, un échantillon de bandelettes et d’aiguilles pour l’autopiqueur avec un carnet d’autocontrôle de la glycémie, accompagnés d’un étui afin de faciliter le transport, sont gratuits, peu importe la marque.

Ils vous sont remis normalement par votre médecin de famille ou par votre médecin spécialiste. Si vous ne les recevez pas, ne vous en faites pas, vous pouvez toujours en recevoir à l`Association des diabétiques de votre région ou chez votre pharmacien quand vous présenterez la prescription pour la première fois. Il y a aussi le Centre de jour du diabète de votre hôpital. Vous retrouverez l’adresse de l’Association des diabétiques dans la section Adresses utiles.

Quand?

La glycémie s’élève et s’abaisse constamment pendant la journée. Elle varie en fonction du genre d’activité que vous faites, du stress que vous avez et du type de nourriture que vous mangez. L’objectif consiste à maintenir votre niveau de glycémie aussi près que possible des valeurs cibles.

Le tableau suivant montre les valeurs cibles de glycémie qui sont recommandées par l’Association canadienne du diabète. Ces objectifs ne doivent servir que pour vous guider. Avec votre équipe de soins de santé, vous devriez fixer des objectifs qui vous sont propres.

Objectifs recommandés de glycémie


Échelle des valeurs

normales

Pour la plupart des

Personnes diabétiques

Votre objectif

A1C

Inférieur à 6,0%

Inférieur à 7,0%


Avant les repas

4,0-6,0% mmol/L

4,0-7,0% mmol/L


2h après les repas

5,0-8,0 mmol/L

5,0-10,0% mmol/L


Qu’est-ce que l’A1C?

Le test d’A1C est un test sanguin qui vous dit quelle a été la moyenne de vos valeurs de glycémie au cours des 2 à 3 derniers mois. Le résultat de ce test s’exprime en pourcentage (6,5% ou 0,065). Des traces de glucose se fixent aux molécules d’hémoglobine de votre sang et restent là pendant environ trois mois. En prenant un échantillon de sang qui contient des molécules plus jeunes et des molécules plus vieilles, il est possible de calculer la quantité moyenne de glucose qui est demeurée dans le sang pendant cette période.

Le fait de connaître cette moyenne aide à déterminer si votre plan de traitement est efficace.

Petit conseil : normalement, vous inscrivez les résultats de vos test de glycémie de tous les jours dans votre carnet d’autocontrôle. Si jamais il vous vient à l’idée de trafiquer vos données afin de ne pas vous faire chicaner par le médecin parce que vous n’avez pas respecté à la lettre votre plan d’action, dites-vous que le médecin regarde toujours, d’abord, le test A1C, et après il regarde votre carnet. En comparant vos données, il pourra ajuster votre régime ou vos médicaments, mais aussi il pourra vous faire un sourire, car si les données qui apparaissent sont toujours belles comparativement à votre test A1C qui est l’inverse (pas trop beau), il pourra vous dire que vous êtes un(e) petit(e) coquin(ne). L’important dans tout cela, c’est de bien contrôler votre diabète en tout point afin de vivre mieux, et longtemps, avec le moins de troubles ou de conséquences possible.

Comment?

Vérification de la glycémie

Pourquoi devrais-je faire des tests?

La vérification de la glycémie peut :

· vous dire immédiatement quel est votre niveau de glycémie;

· vous montrer quelle influence ont vos activités, vos repas et

. vos médicaments sur votre glycémie;

· vous aider à connaître les facteurs associés au mode de vie qui ont un effet sur votre glycémie;

· vous aider votre équipe de soins du diabète à effectuer des changements à votre style de vie et votre médication pour mieux gérer votre diabète.

Comment se fait la vérification de la glycémie?

La vérification de la glycémie est probablement plus facile que vous ne le pensiez. D’abord, vous devez vous procurer un lecteur de glycémie si vous ne l’avez pas et apprendre à l’utiliser convenablement. Votre pharmacien(ne), votre éducateur(trice) en diabète ou l’Association des diabétiques de votre région peuvent vous aider à le faire.

Les tests peuvent prendre aussi peu que 5 secondes selon l’appareil que vous possédez et ne requièrent qu’une toute petite goutte de sang. Habituellement, il est important de vous laver les mains à l’eau chaude avec du savon afin qu’elles soient propres pour ne pas affecter le résultat. Prenez l’autopiqueur, glissez une aiguille à l’intérieur et enclenchez le mécanisme. Il ne vous reste qu’à peser sur le déclencheur.

Vous appliquez sans trop faire de pression sur l’autopiqueur au bout d’un doigt, sur le côté, afin de ne pas affecter la sensibilité du bout des doigts. Déposez ensuite la petite goutte de sang sur la bandelette préalablement insérée dans l’indicateur de glycémie, qui vous donnera le taux.

Quand dois-je faire les tests?

Le moyen le plus efficace de gérer votre diabète consiste à faire des tests autour des évènements qui ont le plus d’effet sur la glycémie : les repas, les périodes d’exercice, la prise de médicaments, les changements d’humeur ou une période de stress.

Même si vous ne prenez pas de médicaments pour votre diabète, les tests de glycémie fournissent de précieux renseignements susceptibles de vous aider à mieux gérer votre diabète :

  • les tests effectués avant et 2 heures après les repas vous diront quels effets ont certains aliments sur votre glycémie;
  • les tests effectués avant, pendant et plusieurs heures après une période d’exercice vous permettront de savoir quelle influence a eu l’activité sur votre glycémie;
  • faites des tests plus souvent lorsque vous modifiez votre activité quotidienne, votre alimentation ou votre médication;
  • vérifiez plus fréquemment si vous ne vous sentez pas bien.

N’oubliez pas …

Souvenez-vous de maintenir avec le plus d’exactitude possible votre carnet d’autocontrôle de la glycémie. Celui-ci contient vos résultats que vous pourrez partager avec votre médecin ou votre éducateur(trice) en diabète afin de mieux cibler les améliorations ou les changements qui pourraient améliorer votre qualité de vie.

Il y a plusieurs marques d’indicateurs de glycémie et d’autopiqueurs, par exemple, One Touch de Life Scan Canada, Accu Check de Roche , Ascensia Contour de Bayer Heath Care, Mini de Free Style. Ils sont tous de très bons indicateurs de glycémie, mais certains modèles ont soit un numéro de lot sur la bouteille de bandelettes à rentrer dans l’indicateur avant de s’en servir ou une puce à insérer dans l’indicateur afin qu’il puisse détecter les nouvelles bandelettes. La seule marque qui ne nécessite aucune programmation est l’Ascensia Contour de la compagnie Bayer : vous n’avez qu’à insérer la nouvelle bandelette et c’est parti.

En terminant, je voulais simplement vous dire qu’il est important d’avoir un indicateur de glycémie qui convient bien à vos besoins et que vous comprenez bien. Informez-vous auprès du pharmacien ou de l’Association des diabétiques. Sachez que ce n’est pas qu’une question de couleur ou d’apparence, mais bien une question d’utilité selon vos besoins, de garantie et de service après-vente de l’appareil ou encore si vous faites beaucoup d’arthrite. (Il y a des appareils plus faciles à manipuler). Si vous êtes pressé ou non parce que, selon les indicateurs, il peut y avoir une période de 5 à 15 secondes d’attente, ce qui peut s’avérer important pour vous. Tout peut se jouer si vous aimez ou non votre indicateur, cela peut affecter l’envie de vous en servir.

Pour ma part, je suis très bien avec mon indicateur Ascensia Contour, mais j’ai changé mon autopiqueur : Accu Check se manipule mieux et pique mieux, selon moi.

L'espoir réside dans la faculté de se tromper.

[Lewis Thomas]
Extrait de La méduse et l'escargot

L'idéal de la vie n'est pas l'espoir de devenir parfait, c'est la volonté d'être toujours meilleur.

[Ralph Waldo Emerson]

L'instant n'a de place qu'étroite entre l'espoir et le regret et c'est la place de la vie. [Marcel Jouhandeau]

2.2.3. Les restaurants : c’est fini?

Moi, au départ, je pensais que les restaurants, c’était fini. Après avoir rencontré la diététiste pour la première visite (il s’est passé quatre mois avant d’avoir été appelé pour mon premier rendez-vous), elle m’a donné un napperon sur lequel étaient indiqués une foule de renseignements sur toutes les quantités, les groupes d’aliments, les symboles qui représentent une ou des mains démontrant la quantité exacte que je peux consommer à chaque repas. Il y a aussi un dessin, qui représente un petit carré de sucre équivalant à cinq grammes. Dans chaque catégorie où il y a du sucre, on retrouve le nombre de petits carrés que représente une portion.

Après avoir fait le tour de chaque catégorie, on voit une assiette divisée en trois, celle-ci vous sert de modèle pour confectionner un dîner et un souper. On remarque que la moitié est réservée aux légumes et le reste est divisé en deux : une portion de produits céréaliers et de féculents, une autre, de viandes et substituts. Cet outil-là nous fait prendre conscience de ce que nous pouvons mettre dans notre assiette afin de respecter le nombre de carrés de sucre auquel nous avons droit.

Dans mon cas, j’ai le droit de manger de neuf à douze carrés de sucre par repas, soit l’équivalent de 45 à 60gr de sucre, mais je dois viser plus 45 que 60gr. Occasionnellement, je pouvais aller jusqu'à 60gr, mais pas trop souvent. Plus tard, après avoir atteint mon poids, on a regardé les heures auxquelles je mangeais et la sorte de travail que je faisais ; nous avons conclu que je devais prendre une collation dans l’avant-midi et l’après-midi, ce qui représente 15gr de sucre, afin d’être en mesure d’atteindre le prochain repas sans avoir une perte d’énergie qui pourrait déclencher un état d’hypoglycémie, ce qui ne serait pas bon pour moi.

À partir de là, la question des restaurants est venue sur le tapis. Bien sûr qu’aujourd’hui, dans les restaurants, les portions que l’on nous sert sont beaucoup trop grosses pour une personne normale. Pourquoi? À cause de notre façon de penser ou de la manière dont nous avons été éduqués, il faut des grosses assiettes à un prix pas cher pour que cela nous satisfasse et, du même coup, avoir l’impression d’avoir bien mangé à un bon prix. Nos mères nous disaient que celui qui avait une bonne fourchette et qui mangeait beaucoup était en bonne santé.

Aujourd’hui, j’apprends que ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité de ce que nous mettons dans nos assiettes. Nous nous apercevons aussi que la portion de viande diminue ainsi que les produits céréaliers et les féculents ( pain, patate, riz, etc.) De ce fait, nous augmentons la portion de légumes; de cette manière, nous remplissons notre estomac de bonnes choses et nous n’avons plus faim. Bien sûr, nous pouvons rajouter un fruit comme dessert et un verre de lait comme breuvage, mais il faut le prendre en considération afin de ne pas dépasser les 45gr de sucre auxquels nous avons droit.

S’habituer demande de la patience, mais vous verrez qu’avec le temps, vos habitudes alimentaires changeront, et qu’après un repas, vous serez moins gonflé, aurez plus de facilité à digérer, plus d’équilibre dans vos énergies et, la cerise sur le ¨Sundae¨, vous perdrez du poids.

Alors quand vous irez au restaurant, vous allez développer le réflexe de commander, soit un menu selon vos besoins ou un menu pour enfant car les portions sont plus près de vos quantités, accompagnées de plus de légumes, et cela ne vous dérangera plus.

Petit conseil : au début de votre apprentissage, habituez-vous à confectionner vos repas en ayant en tête toutes les valeurs et tous les éléments de votre régime avant de vous rendre au restaurant; de cette manière, il sera plus facile de déceler les pièges que comportent les menus qui vous seront présentés.

Vous avez le droit, vous aussi, de bien manger au restaurant et cela fait partie des petites gâteries de la vie. Et quelle belle récompense!

2.2.2. Édulcorant…

Lequel employer?

Bien que les diabétiques puissent ajouter des petites quantités de sucre à leurs aliments, ils devraient employer un édulcorant sans sucre, donc sans calories. Par exemple, vous pouvez sucrer vos boissons à l’aide d’additifs tels que la saccharine, le cyclamate (Sugar Twin), l’aspartame(Egal), sucralose(Splenda).

Voici un bref historique de ces produits.

La saccharine est le plus ancien des édulcorants artificiels. Elle a été découverte en 1879 par Ira Remsen et Constantin Fahlberg de l’Université Johns Hopkins.

La saccharine a un pouvoir sucrant 300 à 400 fois plus élevé que le sucre, mais a un arrière-goût métallique ou amer déplaisant, spécialement à haute concentration.

Elle est ainsi souvent mélangée avec d’autres édulcorants pour compenser cette faiblesse. Une proportion de 10 pour 1 entre le cyclamate et la saccharine est utilisée dans les pays où ces deux substances sont autorisées.

La saccharine est souvent mélangée avec l’aspartame pour sucrer les boissons pour régimes, de sorte que le sirop de base reste sucré au-delà de la durée de vie relativement courte de l’aspartame.

Le cyclamate (ou cyclamate de sodium) est un édulcorant artificiel découvert en 1937 à l’Université de l’Illinois par un étudiant nommé Michal Sveda.

Le cyclamate est 30 à 50 fois plus sucrant que le sucre, selon sa concentration, faisant de lui le moins sucrant de tous les édulcorants artificiels. Il est moins cher que la plupart des édulcorants, y compris le saccharose, et il est stable à la chaleur.

L’aspartame est un édulcorant de synthèse avec un pouvoir sucrant d’à peu près 200 fois celui du saccharose. L’aspartame aurait été découvert en 1965 par J.Schatter, chimiste de la société Searle. On le retrouve souvent dans les boissons gazeuses et autres produits.

Dans les milieux scientifiques et médicaux, il y a une très grosse controverse qui entoure présentement l’utilisation de ce produit pour la santé. Votre spécialiste vous renseignera.

Le sucralose a été découvert en 1976 par les scientifiques de Tate & Lyle PLC lors d’une étude collaborative avec les chercheurs du Queen Elizabeth College, University of London.

IL est un édulcorant non calorigène, qui possède un pouvoir sucrant 500 à 600 fois plus élevé que le sucre(saccharose), 2 fois plus que la saccharine et 4 fois plus que l’aspartame. Mélangé avec de la maltodextrine comme agent d’enrobage, il est vendu sur le marché international par McNel Nutritionnals sous la marque Splenda.

Le sucralose est stable à la chaleur(contrairement à l’aspartame), dans une large gamme de pH et se conserve longtemps. Il peut être utilisé dans des denrées devant être cuites au four ou dans des denrées à longue durée de conservation, comme des boissons non alcoolisées, desserts et produits similaires, confiseries, moutarde, etc.

Tous les édulcorants en vente devraient être utilisés par les diabétiques avec modération. Ils ne devraient poser aucun risque pour la santé si vous les employez à petites doses. Consultez votre diététiste à ce sujet.(La mienne me conseille de prendre du Splenda.)

La partie la plus dure d'un régime, ce n'est pas de faire attention à ce que vous mangez. C'est de regarder les autres manger.

[Jeff Rovin]

2.2. Alimentation

2.2.1 Par où commencer?

Dans le passé, quand on vous disait que vous étiez atteint du diabète, tout de suite on vous enlevait tout ce qui était sucré. Mais depuis, les chercheurs se sont aperçus que vous aviez besoin de sucre pour fonctionner, car le sucre est comme l’essence que vous mettez dans votre véhicule, elle permet à votre auto d’avancer. Il en va de même pour le sucre qui permet à votre corps d’avancer dans vos activités.

Les chercheurs constatent que le diabète de type 2 grimpe rapidement chez les personnes chez qui nous trouvons ces facteurs :

· un excédent de poids;

· une grande consommation de graisse animale et de produits à base de farine blanchie;

· une carence de vitamines, de minéraux et d’autres éléments nutritifs essentiels;

· une consommation insuffisante de fibres;

· un manque d’exercice;

· un degré élevé de stress.

Un excédent de poids, un taux élevé de glucose sanguin et le diabète vont de pair. Plus tôt on diagnostique le diabète, meilleures sont vos chances de prévenir les troubles qui en découlent.

Un régime à vie?

Ce qui suit vous explique pourquoi il est important de modifier votre alimentation en choisissant des aliments pauvres en lipides et en faisant davantage d’exercice afin d’équilibrer le diabète. Les personnes qui ont un excédent de poids ont intérêt à maigrir si elles veulent régulariser leur taux de glucose sanguin. Chaque fois que l’on perd du poids, on constate que les cellules réagissent mieux à l’insuline.

Il importe de souligner que nous ne parlons plus d’aliments particuliers ou de diète sévère pour les personnes atteintes de diabète. Au contraire, les aliments recommandés sont à peine différents de ceux que dictent les directives alimentaires destinées à ceux qui ne souffrent pas de cette maladie. Les aliments consommés doivent être pauvres en lipides, nutritifs et variés, aussi délicieux qu’appétissants.

Une nutrition qui convient aux diabétiques

Qu’est-ce qu’une alimentation saine?

Le secret d’un repas nutritif consiste simplement à manger la bonne quantité d’aliments en associant adéquatement ces derniers, cela vaut pour tous et chacun! Consommez une variété d’aliments et ne choisissez que la première qualité. Une telle mesure vous permettra de vivre mieux, plus longtemps et en santé.

Cela dit, le traitement du diabète doit se coupler à une habitude alimentaire pertinente. Il est possible d’atténuer le risque de troubles cardiaques et circulatoires, d’altérations des vaisseaux sanguins, de maladies rénales et de troubles nerveux tout en assurant le bien-être et une bonne qualité de vie aux personnes atteintes.

Le principal avantage à avoir de bonnes habitudes alimentaires destinées aux diabétiques tient à une alimentation saine qui leur permet de surveiller leur poids. En suivant les conseils de professionnels qualifiés, vous pourrez élaborer une stratégie alimentaire qui répond à vos besoins sans oublier que vos besoins alimentaires peuvent changer au fil du temps.

Des combinaisons alimentaires pertinentes

Une alimentation saine se fonde sur une variété d’aliments à partir desquels on tire son énergie. Ces aliments fournissent à l’organisme les glucides, les protéines, les gras, les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments et les matières végétales protectrices dont il a besoin. Les légumes, les légumineuses, les céréales et certains types de fruits riches en glucides et en fibres représentent un indice positif sur le taux de glucose sanguin, sans compter qu’ils sont agréables au goût.

Combien de repas par jour?

Il n’existe pas de règle générale quant au nombre de repas qu’il faut prendre au cours d’une journée. Consultez votre médecin et votre diététiste pour savoir si trois repas suffisent ou s’il vous faut manger plus souvent afin de contrer l’effet des comprimés ou de l’insuline.

Après avoir rencontré votre diététiste, vous serez en mesure de connaître exactement le nombre de grammes de sucre que vous pourrez manger à chaque repas ainsi que les quantités des autres aliments. Il vous sera plus facile de composer avec votre repas pour qu’il devienne appétissant.

dimanche 2 décembre 2007

2.1.Se changer et non le (la) conjoint (e)

Selon mon expérience, adopter un nouveau mode de vie demande beaucoup d’énergie, de patience et de détachement. C’est pour cela que je recommande, si vous le pouvez, de vous concentrer sur vos changements plutôt que changer les comportements de votre conjoint(e).

Voici pourquoi : Une phrase que j’ai retenue et que j’applique souvent est : « On ne peut que se changer et non les autres, car ce sont mes choix et non les leurs. » Au début, faire des changements, les accepter, sans avoir à gérer les autres est assez difficile.

Au début, après m’être renseigné sur le diabète plusieurs fois, soit sur Internet ou dans des livres (plus vous avez le goût de vous renseigner sur la maladie, plus vous augmentez les chances de faire votre deuil plus vite et d’être disposé à commencer à faire des petits changements), j’ai décidé d’enlever le sucre de mon café et de le remplacer par de l’édulcorant. J’ai mis un petit plat à côté de ma cafetière avec des petits sachets. Après deux ou trois semaines, j’ai coupé les desserts. Il faut que je vous dise que, pour moi, un repas sans dessert n’était pas un repas. Alors, rendu au dessert, j’allais ranger mon couvert dans le lave-vaisselle et je me prenais un fruit. Je me dirigeais vers le salon pour écouter mes nouvelles; de cette manière, je n’avais pas à regarder les autres membres de ma famille manger le leur et, moi, à faire du ressentiment.

Aujourd’hui, j’en ai fait mon deuil et j’ai trouvé d’autres manières de compenser le fameux dessert traditionnel par du yogourt et des fruits ou autres aliments qui conviennent à mon taux de sucre.

Un petit conseil pour le(la) conjoint(e) : au début, la personne nouvellement déclarée diabétique ne comprend pas pourquoi il faut changer, elle n’a donc pas l’intention de le faire. Pour le(la) conjoint(e), c’est un peu l’étape du «ne pas» : ne pas harceler, ne pas pousser, ne pas critiquer et surtout ne pas laisser tomber son conjoint(e.) C’est à ce stade que votre conjoint(e) a le plus besoin d’éclaircissements sur les choses qu’il(elle)a à faire, s’informer sans se submerger de données. Après viendra probablement de lui(elle)-même la possibilité de commencer par des petits gestes, des actions qu’il(elle) voudra commencer.

Au début, je voyais plus d’inconvénients que d’avantages à adopter un certain comportement, par exemple,« si je fais mes tests de glycémie, mon(ma) conjoint(e) sera moins inquiet(ète) mais, par contre, des fois, ça fait mal, c’est dispendieux, je me demande comment je vais faire pour payer tout cela, etc.» Cependant, si je garde un esprit positif, je vais m’apercevoir que si je fais mes tests de glycémie, j’aurai un meilleur contrôle sur mon taux de sucre; de cette manière, j’aurai moins de problèmes à ajuster mes médicaments. Pour ma part, c’est que si je contrôle mieux mon taux, je vais retarder la prise de médicaments.

Avec les nouveaux piqueurs, ça fait moins mal. Sachez que si vous avez une assurance-médicaments, soit privée ou gouvernementale, les bandelettes et les lancettes sont couvertes sauf une petite partie qui représente votre franchise. Cela est moins cher que de tout payer. Voilà un autre avantage ou une autre manière de voir cela.

Comme je le dis des fois à mon épouse à la blague : «Ma chérie, si je me suis marié, c’est peut-être parce que je voulais une conjointe, une équipière pour partager ma vie et non une mère pour me dire comment ou ce que j’ai à faire pour me prendre en main. » C’est vrai aussi que ma conjointe veut tout comme une mère m’aider à améliorer ma condition de santé mais, quelquefois, au lieu de m’aider, cela fait l’effet contraire et rajoute du stress qui se traduit par une augmentation de mon taux de sucre.

Alors, si mon(ma) conjoint(e) veut vraiment m’aider, il(elle), selon le caractère de la personne qui se prend en main, suivra l’évolution de son(sa) chéri(e) un peu en retrait, sera capable de supporter, de féliciter et de comprendre les émotions sans trop pousser, car à vouloir trop pousser, souvent on ralentit la personne dans son évolution et même on la renferme sur ses sentiments. De ce fait, il est possible que la personne abandonne ses efforts d’avancement parce qu’elle se demande à quoi ça sert. «Peu importe ce que je fais, il (elle) n’est jamais content(e)! »C’est pour cela qu’il faut laisser la personne aller à son propre rythme et vous serez probablement surpris de l’avancement qu’elle fera. Ayez confiance en votre partenaire.

Je vais conclure en vous faisant part d’une constatation sur le phénomène d’entraînement dû au fait que j’ai changé ma manière de gérer mes quantités de nourriture et de sucre(dessert.) Mon épouse et mon garçon ont décidé sans trop se consulter d’adopter les mêmes habitudes alimentaires que moi; l’effet d’entraînement produit chez les gens un sentiment d’intérêt pour ce que vous faites. Ils observent et étudient le pour et le contre et, par la suite, ils décident que si c’est bon pour «lui», cela devrait être bon pour eux. Dans le cas de la famille immédiate, les membres s’aperçoivent du danger d’hérédité et ils décident d’appliquer à titre préventif la même attitude que vous, mais avec une légère différence : ils pourront tricher des fois contrairement à vous. Ils deviennent plus conscients du risque de devenir diabétiques eux aussi à un moment donné s’ils ne commencent pas à faire attention.

La plupart des gens passent leur vie en cherchant toujours quelque chose d'autre, ils traversent l'existence persuadés que leur objectif est fort lointain alors qu'autour d'eux se trouve tout ce dont ils ont besoin pour atteindre leur but.

[Fun-Chang]

Si l'homme transforme avec peine ses manières de vivre, il change difficilement encore ses façons de penser.

[Gustave Le Bon]

1.8. Je me sens comment?

Au début, vous ne savez plus où donner de la tête. Il y a des fois où c’est le médecin de famille qui vous annonce le résultat de vos tests sanguins. Par la suite, il peut vous diriger vers un endocrinologue, le spécialiste du diabète pour le suivi ou la prise en charge du contrôle de la maladie, ou tout de suite, il vous prescrit des médicaments et vous donne un glucomètre en cadeau. Puis vient la phrase suivante : « Vous reviendrez me voir dans x jours ou mois.» sans plus d’explication. Cela vous frappe comme une tonne de briques; on ne sait plus par où commencer. Dans notre tête, nous disons : «Il pense que je vais devenir un lapin, tout lâcher le sucre? Il ne va rien rester à manger, etc.»

À ce moment- là, nous ne comprenons pas pourquoi il faut changer, nous ne voyons pas et nous n’avons donc pas l’intention de le faire. Je vous dis : «Prenez une grande respiration et prenez le temps de digérer la nouvelle. » Sachez qu’il n’y a pas le feu. Peut être, selon le médecin, que ça brûle et qu’il faut commencer tout de suite, mais cela dépend des cas.

Pour les personnes du type 1, cela ne commence pas de la même manière parce qu’elles vont devoir prendre de l’insuline, leur pancréas ne fonctionnant pas bien. Elles auront donc un plus grand choc, de ce fait même, plus de difficulté à accepter leur maladie. Il sera un peu plus dur de franchir les étapes, mais cela est indispensable pour être capables de comprendre et apprivoiser le diabète afin de pouvoir apprécier les bienfaits qu’apportent les changements du nouveau mode de vie.

Les personnes du type 2 disent que cela peut faire bien des années qu’elles sont diabétiques, mais qu’elles ne le savaient pas. Il faut alors prendre du temps pour se renseigner sur la maladie. On s’apercevra que si on a un taux de sucre qui ne peut se contrôler que par une diète et de l’activité physique,cela paraîtra peut-être moins pire, comparativement à la personne qui aura en plus des médicaments, car avec la prise de médicaments, viennent aussi d’autres contraintes ou des effets secondaires.

C’est pour cela que je vous dis qu’il est important de vous donner les moyens nécessaires pour commencer par des petits gestes, un à la fois, et de décider avec votre médecin par quel geste il serait bon de commencer et, enfin, comment très bien l’apprivoiser avant d’en commencer un autre. Cela peut prendre beaucoup de temps pour le maîtriser; dans certains cas, nous pouvons parler de mois et non de jours afin de faire nos deuils dans le but de passer à une autre étape.

Ne vous en faites pas si des jours vous avez envie de lâcher, c’est normal et, si cela arrive, dites-vous que ce n’est pas la fin du monde et que l’important est de vous reprendre en main le lendemain pour continuer à améliorer votre qualité de vie. Vous verrez qu’avec le temps et les efforts, vous allez être de plus en plus en forme et bien dans votre peau si vous comparez votre état présent à votre état du passé.

1.7. La rupture

Les pressions externes

Mon épouse, mes enfants, des spécialistes de la santé et mon médecin de famille m’ont souvent demandé de changer ma manière de vivre. Mais comment rompre avec le passé? Il ne suffit pas de faire mieux ce que l’on fait déjà ; il faut aussi faire des choses différentes qui trouvent peu de références avec le passé. Dans notre ancien mode de vie où les habitudes se sont installées, une telle rupture s’avère souvent déchirante et nous n ‘avons pas toujours envie de nous lancer vers l’inconnu. C’est pour cela qu’il faut nous donner du temps, en prendre pour faire le point sur notre situation, évaluer que si nous continuons de cette manière, qu’arrivera-t-il?

Les réponses qui nous viennent souvent à l’esprit ne nous font pas plaisir à entendre. Est-ce qu’il faut qu’on touche le fond du baril ou bien qu’on attende que le pire se produise pour qu’on se décide à bouger? Pour certains individus, je dirais Oui; pour d’autres, Non, car selon la personne, il se peut qu’elle choisisse des chemins différents en fonction du fait qu’elle a ou n’a pas de dépendance et aussi en fonction de sa force de caractère.

Pour ma part, la réponse était Oui parce qu’au début, je ne voulais pas croire les médecins après avoir eu cinq pancréatites, et que mon épouse m’ait dit qu’elle ne voulait plus revivre la dernière fois où je suis allé aux soins intensifs, et que mes enfants ne pouvaient plus supporter de me voir me faire du mal comme cela. J’ai dû prendre la décision de prendre ma vie en main avant qu’il ne soit trop tard, ce qui n’était pas bien loin, selon les médecins. C’est à partir de là que j’ai rencontré mon ami Bob qui m’a fait comprendre et qui m’a aidé à changer mon mode de vie.

Bien sûr, je ne vous cacherai pas que ce n’est pas toujours facile de faire toutes les étapes afin de maîtriser mon nouveau mode de vie, mais si je prends du recul et que je suis capable d’apprécier, de me donner du temps et de prendre le temps nécessaire pour voir les bienfaits sur ma vie et ma santé, cela me garantit une progression et une envie de continuer à améliorer ma qualité de vie.

C’est pour cela, qu’à l’annonce de mon diabète, j’ai décidé de refaire les étapes que j’avais franchies auparavant lors de ma prise en charge pour arrêter de consommer : une journée à la fois, prendre le temps de faire mes deuils, de m’informer sur la maladie, de commencer par des petits gestes, par des cours, par des rencontres avec différents spécialistes de la santé, pour ensuite changer ma manière de voir et de vivre mon diabète dans ma vie de tous les jours.

1.6. Se donner du temps

Je me rappelle une des phrases que mon parrain m’avait dites un jour : «Tu sais, André, quand on arrête de consommer, c’est comme si on passait trois ans à l’urgence de l’hôpital et qu`après on montait sur les étages. »

Au début, je ne comprenais pas bien mais avec les années, j’ai compris ce que cela voulait dire : il fallait donner du temps à mon corps et à mon esprit pour récupérer. Ce n’est pas tout d’arrêter, il faut que cela sorte de notre système et de notre idée, car pour tout changement que nous faisons, il faut faire un certain deuil de nos habitudes pour pouvoir assimiler sans retourner en arrière afin d’être capable d’aller de l’avant.

Il faut changer beaucoup de choses et prendre du temps entre chaque étape; c’est comme se donner une assurance pour que cela marche. À vouloir aller trop vite ou en prendre trop gros, on arrive souvent à rien. Ne vous en faites pas si, par malheur, il vous arrive de faire une rechute ( tricher); ce n’est pas grave, l’important, c’est de vous reprendre en main. Dites-vous bien qu’on ne peut pas être en haut de la montagne tant qu’on n’a pas commencé à monter.

Depuis l’annonce du diabète et le début de la prise en charge par le système, c’est-à-dire pour tous les rendez-vous que mon médecin a télécopiés pour que d’autres médecins en rapport avec le diabète me voient, cela a pris presqu’un an avant d’avoir le premier rendez-vous. Alors, j’ai décidé de passer à l’action afin d’améliorer ma condition, comme diminuer le sucre dans mon café, etc.

En terminant, tant que vous n’êtes pas à l’aise avec l’étape que vous avez commencée, attendez avant d’en commencer une autre. C’est un petit conseil que je vous donne.

Se donner du mal pour les petites choses, c'est parvenir aux grandes, avec le temps.

[Samuel Beckett]
Extrait de Molloy

1.5. Les émotions

Relation entre le corps et l'esprit

Le résultat de plusieurs recherches nous aide à comprendre comment les émotions se traduisent en substances chimiques et agissent sur notre système. Ainsi, nous savons à quel point le corps peut être influencé par l'esprit.

Notre corps a une mémoire émotionnelle; les expériences du passé ont été enregistrées. Toutes les émotions accumulées dans cette mémoire depuis notre conception sont là. Ces émotions refoulées et parfois oubliées déterminent nos réactions et nos comportements dans le présent. Une mauvaise utilisation de cette mémoire émotionnelle nous limite souvent dans l'utilisation de certains droits psychologiques.

LES MÉCANISMES DE DÉFENSE

Plusieurs expériences du passé ont favorisé le développement de certains mécanismes de défense; à savoir :

  • la fuite, la soumission, la dépendance;
  • l’agressivité, l'arrogance, la violence;
  • la manipulation, la menace, le chantage, l'intimidation.
Derrière ces mécanismes de défense se cachent certaines peurs. Celles-ci, reliées à l'image que nous avons de nous, nous amènent parfois à nous refuser certains droits psychologiques comme :
  • de réussir selon nos propres critères;
  • de demander des choses pour nous-même;
  • d'exprimer librement nos émotions;
  • de dire "non" sans nous justifier;
  • de ne pas plaire à tout le monde;
  • peur d'être rejeté(e);
  • peur de ne pas être aimé(e);
  • peur d'être ridiculisé(e), d'avoir honte.

Elles sont reliées à la valeur personnelle, c'est-à-dire à l'image que nous croyons que les autres se forment de nous ou à celle que nous avons de nous-même. Ces croyances ont pour origine le milieu familial, la religion, l'éducation, les relations sociales et nos propres expériences ; insister, oser, sans se sentir coupable, etc. Il est important de réaliser que nous avons avantage à nous permettre d'utiliser ces droits psychologiques.

Comprendre et gérer nos émotions

Comprendre et mieux gérer nos émotions, c'est nous donner l'occasion d'obtenir les outils nécessaires pour avoir une meilleure connaissance de nous-même.

Si je veux changer ma vie, pour me donner un nouveau mode de vie, il faut que j’apprenne à gérer mes émotions. Même si j’ai la meilleure volonté possible à vouloir changer des choses, mais que je ne suis pas capable de gérer mes émotions, il y aura au moins trois situations qui vont arriver.

La première est que la colère s’emparera de moi au point de ne plus voir de solutions qui, par la suite, pourraient me faire dire ou poser des gestes qui provoqueraient du ressentiment.

Le ressentiment est la deuxième émotion négative, que nous appellerons la honte de soi. Elle nous fera poser des gestes que nous regretterons par la suite.

La peur est la troisième. Nous l’approfondirons davantage à la page 97. Pour ce qui est des autres émotions, ce sont des émotions plus positives qui, en général, ne posent pas de problèmes.

Une des choses que j’ai apprises, c’est qu’il ne faut pas avoir peur de demander à quelqu’un de l’aide (un psychologue, un médecin de famille ou autre), des conseils pour gérer les situations ou les défis qu’on ne peut résoudre soi-même.

Si nous ne pratiquons pas cette habitude, parfois dans des périodes très intenses de notre vie, nous pouvons poser des gestes irréparables pour lesquels il est impossible de revenir en arrière. Je parle par expérience, car cela m’est arrivé un soir; heureusement, ce n’était pas mon heure : il faut tirer des leçons de nos erreurs. Et c’est pour cela que je crois qu’on doit demander de l’aide quand on n’a pas de solutions puisqu’on ne connaît pas tout, que nous soyons jeune, adulte ou vieux.

Depuis ce temps-là, je me fais un devoir de régler mes défis au fur et à mesure et de gérer mes sentiments le plus souvent possible en retournant en arrière et en faisant les deuils que j’ai à faire pour pouvoir repartir de l’avant et non de l’arrière.

Voici un exemple :

J’avais de la difficulté à m’endormir le soir, je regardais mon épouse qui se couchait et, en quelques secondes, elle dormait. Moi, de mon côté, les pensées, en me couchant, défilaient dans ma tête. J’ai consulté le psychologue de l’endroit où je travaillais et je lui ai demandé un truc pour pouvoir me coucher sans penser.

Il me donna une méthode : « En te couchant, tu dois te répéter, pour programmer ton cerveau : “La nuit m’appartient. Demain, à sept heures, je prendrai du temps pour penser à ce défi (problème.) . Mais, le lendemain, il faut que tu arrêtes à sept heures et que tu penses à la façon de régler ton défi (problème.). Donne-toi dix minutes et, après ce temps, tu reportes à demain sept heures et tu recommences tant que tu n’as pas réglé. Tu verras que, petit à petit, tu trouveras la réponse à ton défi (problème) et que le soir, en faisant cet exercice, tu programmeras ton cerveau à dormir au lieu de penser.»

J’ai fait ce qu’il m’a conseillé et ça marche. Si des fois, cela veut recommencer, je fais simplement commencer à me dire la phrase qu’il m’avait donnée et je m’endors.

C’est vrai qu’il faut être persévérant pour réussir à reprogrammer notre cerveau mais, pour moi, ça fonctionne. Depuis que j’ai réussi à reprogrammer mon cerveau et à penser quand il le faut, le jour et non la nuit, je dors comme un bébé.

1.4. Bracelet médical

Se procurer un bracelet médical, à quoi cela sert-il? À deux choses très importantes, selon moi.

La première : votre sécurité. Selon votre condition, type 1 ou type 2, vous aurez avantage à vous en procurer un, car durant la journée, il se peut que votre condition se détériore très rapidement sans que vous ne vous en rendiez compte; les diabétiques de type 2 ne sont pas encore conscients de leur nouvel état de santé. Sachez que le taux de sucre varie beaucoup selon ce que vous faites, selon ce que vous mangez, selon votre niveau de stress, car plus vous êtes stressé, plus votre taux de sucre monte.

Vous pouvez aussi avoir un taux de sucre trop élevé, ou trop bas. Dans les deux situations, vous pouvez perdre connaissance, alors le port du bracelet s’avère la meilleure façon de vous protéger lors de l’intervention d’un secouriste, car le premièr geste que l’on pose, c’est de vérifier la présence d’un bracelet sur lequel est spécifiée la condition du patient (diabétique, dans notre cas). Cela vous assure d’avoir des soins très rapides en fonction de votre état de santé.

La deuxième raison est que lorsque vous allez regarder votre bracelet, il servira inconsciemment à faire partie d’un de vos outils utiles pour faire le deuil de votre condition de santé (l’acceptation de votre diabète).

Il est important de choisir un modèle de bracelet, de montre ou de chaîne selon vos activés de tous les jours et à votre goût afin d’être bien avec ce dernier.

Je vais vous donner dans la section Adresses utiles, le nom d’une bonne petite boutique en face de chez Sports Experts du Carrefour de L’Estrie qui offre plusieurs modèles d’articles, dont les prix varient de 10$ à 400$ (pour ceux qui désirent plus des bijoux en or ou en argent). De plus, ils font la gravure de votre état de santé sur place.

Bien sûr, vous trouvez dans n’importe quelle pharmacie un présentoir de bracelets MédicAlert.

Pour les personnes qui voyagent beaucoup, sur le site Internet de MédicAlert, en plus d’avoir un bracelet, vous avez un dossier médical qui donne accès aux intervenants de la santé partout dans le monde en cas de besoin. Cela vous apporte une sécurité de plus, car ils ont accès à tous vos médicaments ou traitements reliés à votre condition.

Pour les personnes qui, comme moi, ne sortent à peu près jamais de la province de Québec, le port du bracelet est suffisant, car tous les hôpitaux ont accès à votre dossier.

C'est une chose étrange à quel point la sécurité de la conscience donne la sécurité du reste.

[Victor Hugo]
Extrait de Les Misérables

Pour se servir de sa raison, on a besoin de sécurité et de quiétude.

[Patrick Süskind]
Extrait de Le parfum

La sécurité a du bon... la lutte aussi, surtout quand on en sort vainqueur.

[Adrienne Maillet]
Extrait de Coeur d'or, coeur de chair

1.3.Faire votre deuil

Il est essentiel de bien faire et vivre votre deuil, car plus votre deuil est bien fait, plus il est facile de passer à une autre étape de votre vie ou à des changements dans la manière de vivre votre nouveau mode de vie.

Croyez-moi car, depuis le temps où j’ai décidé d’arrêter de consommer, j’ai dû en faire souvent des deuils pour toutes sortes de situations (comportements, manières de faire les choses, diabète, etc.). Avec les années, j’ai pris de l’expérience. Selon le cas, les deuils se font de mieux en mieux et il est plus facile de me comprendre.

Apprendre à mieux vivre les pertes inévitables de la vie

Beaucoup de gens n’ont jamais appris à faire leur deuil. Ils vivent écrasés par toutes les pertes non résolues; ils n’ont pas encore quitté papa ou maman, leur ourson, leur petit animal, les compagnons d’enfance… Ils entassent en eux les pertes comme les morts dans un charnier encombré. (1)(v.p.158)

Vous acquérez un art nouveau, celui de savoir faire votre deuil des anciennes amours. En vivant en profondeur votre deuil actuel, vous apprenez à vous débarrasser de ce qui est mort en vous pour faire de la place à ce qui est vivant. (1)v.p158)

La prochaine fois que vous connaîtrez une perte, vous saurez ce qui vous arrive, car vous aurez été initié. Vous serez sans doute encore surpris de l’impact du choc de la souffrance, du bouleversement émotionnel, mais vous saurez ce qui vous arrive et comment en guérir. (1)(v.p158)

Vous aurez réussi cette fois-ci, vous réussirez encore.

À partir de toutes ces«petites morts» que sont les détachements inévitables de la vie, vous vous préparez à accepter la Mort avec une lettre majuscule. Vous savez que la source principale de l’anxiété qui gâte les plaisirs de la vie, c’est la perspective d’avoir à mourir un jour. (1)(v.p158)

Par vos deuils, vous apprivoiserez peu à peu cette anxiété de la mort pour jouir plus pleinement de la vie. (1)(v.p.158)

On ne regrette que ce que l'on aime.

[Paul Toupin]
Extrait de Le deuil d'une princess

On reporte souvent sur le passé une sorte de magie qui n'a rien à voir avec la réalité de ce qu'on a vécu mais est la simple prise de conscience de la fuite du temps et des deuils à faire.

[J.M.G. le Clézio]
Extrait du magazine Télérama - 13 décembre 2000

Félicitations !

Quand vous aurez terminé de faire votre deuil, prenez le temps de vous féliciter et de vous faire plaisir. Vous avez réussi à survivre! Vous qui avez persévéré dans la résolution de votre deuil, vous méritez des félicitations(1)(v.p.172) :

· pour vous être remis en question;

· pour avoir accepté de faire un retour sur vous;

· pour avoir révisé votre manière d’aimer;

· pour avoir découvert votre force intérieure;

· pour avoir fait de votre souffrance une source de maturité;

· pour mieux compatir à la souffrance des autres;

· pour l’explosion de nouveaux horizons dans votre vie;

· pour avoir acquis une nouvelle sensibilité;

· pour être prêt à faire face aux futures pertes;

· pour vouloir aimer encore;

· pour vous être laissé initier à une nouvelle sagesse;

· pour savoir que«l’amour est plus fort que la mort». (1)(v.p172)

Félicitations!

1.2. En parler :

Est-il important d’en parler? Pour moi, je réponds OUI! Selon mon expérience et selon les spécialistes, le fait d’en parler permet de libérer la pression en vous après un choc.

Si je me fie à ce que j’ai vécu, voici pourquoi :

1er exemple : Au tout début du livre, vous avez lu que j’avais une dépendance à l’alcool. Quand j’ai admis avoir une dépendance, il fallait que j’arrête de consommer, mais arrêter de consommer sans aller aux rencontres, cela se traduirait probablement, et sûrement, par une rechute, alors j’ai commencé à aller aux rencontres tous les mardis soirs.

Au début, je ne comprenais pas ce que je faisais là à écouter les gens parler de leurs problèmes ou de leurs sentiments. Avec le temps, je me suis mis aussi à parler : j’ai découvert que si je voulais m’en sortir, il fallait que je commence à parler pour libérer la pression.

Après avoir fait cinq pancréatites, et la dernière avec un delirium qui m’a fait passer à un cheveu de la mort, c’était le temps de faire le ménage dans ma vie avant qu’il soit trop tard. J’ai donc commencé à apprivoiser les étapes de mon nouveau mode de vie.

En écoutant les autres, je me suis vite aperçu que le fait d’entendre leurs problèmes et leurs émotions me donnait des outils pour m’aider; je m’apercevais que je n’étais plus du tout seul au monde à vivre cela ou à éprouver des sentiments comme ceux-là. D’ailleurs, il y a un vieil adage qui dit : «Qui se compare se console ! » Et avec le temps, j’ai aussi pris des conseils afin de m’aider sur le chemin de la sobriété.

Aujourd’hui, je profite de mes années de sobriété pour aider les autres à atteindre la leur et à maintenir en premier lieu la mienne.

En parlant de nos affaires, nous n'apprenons pas seulement beaucoup d'autrui ; mais aussi de nous-même. L'esprit achève ses propres pensées en les mettant au-dehors.

[Louis XIV]
Extrait de ses Mémoires

En parlant, on ne change jamais l'opinion des autres, on change quelquefois la sienne.

[Alfred Capus]

2e exemple : Un Monsieur racontait au groupe qu’il connaissait un homme sur la rue Wellington qui parlait tout le temps de son diabète. Pour le Monsieur, cela était du «¨show off¨» et cela le fatiguait de l’entendre s’exprimer sur le sujet.

J’ai répondu que ce Monsieur n’était peut-être pas rendu au même point que lui dans ses apprentissages sur le sujet et qu’il cherchait peut-être des réponses à ses questions. Avait-il besoin de se faire rassurer?

Je lui ai dit :« Avez-vous pensé que le fait d’en parler faisait partie du processus de faire son deuil? Voyez-vous, en parler fait prendre conscience de notre état physique et psychologique et, de ce fait même, valide inconsciemment petit à petit qu’il faut commencer à nous prendre en main, à accepter tous les changements dans notre vie future et considérer aussi de le faire.

Une autre chose que j’ai remarquée : quand on pense écouter quelqu’un, souvent on ne fait que l’entendre parler. Aussi, j’ai souvent remarqué que ce n’est pas parce que l’on parle la même langue que l’on se comprend. Pourtant, si on prenait la peine de vérifier si ce que la personne a dit était bien ce que nous avons compris ou qu’elle voulait dire,cela éviterait bien des déceptions et des frustrations.

En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.

[Carl Gustav Jung]

3e exemple : Lors d’un cours au Centre des diabétiques, une Madame, à la suite d’une question de l’infirmière à propos de sa médication, se mit à pleurer et commença à expliquer : «J’essaie de contrôler mon alimentation, mais je suis toute seule et quand je m’assois pour souper en regardant la télévision, j’ai de la difficulté à contrôler les quantités, car je fais plusieurs voyages durant les nouvelles. Ce n’est pas facile de tout vérifier après avoir mangé.» Elle continua de pleurer.

J’ai demandé si je pouvais intervenir.

«Madame, si je peux me permettre une suggestion, je vous dis ceci : ‘‘Moi aussi, je soupe tout seul, car mon épouse travaille le soir. Selon notre éducation religieuse, nous avons souvent tendance à dire : Qu’ai-je fait au bon Dieu pour qu’il me punisse comme cela? ” Pour ma part, probablement rien, car je n’ai jamais pensé que quelqu'un de bon pourrait nous vouloir du mal. Par contre, il ne faudrait pas penser à vous rajouter une punition en décidant de ne plus regarder vos nouvelles le soir en soupant dans la cuisine afin de mieux maîtriser vos quantités dans votre assiette.

Ce que je fais, je prépare tout mon souper avant en comptant du début à la fin ce qui équivaut à neuf carrés de sucre au total. Je prends tout et je vais m’asseoir devant la télé pour regarder mes nouvelles. Quand j’ai fini, j’attends une pause publicitaire pour débarrasser ma vaisselle et je reviens continuer ce que je regardais.

De cette manière, je suis sûr que je ne me rajoute pas une deuxième punition. Parce que si vous décidez de ne plus regarder vos nouvelles et de manger dans la cuisine, la seule chose qui va arriver, c’est qu’au bout d’un certain temps, vous allez abandonner vos habitudes alimentaires pour regarder vos nouvelles.

Je pense qu’il serait préférable de vous donner plus de temps pour digérer et faire votre deuil de cette maladie. Il ne faut pas en rajouter. Ce n’est pas tout de vouloir tout changer pour notre santé, mais il faut le faire par étape : faites votre souper, apportez vos médicaments et faites-vous plaisir en regardant vos nouvelles. Essayez ça, vous verrez qu’au fur et à mesure, le fait de contrôler ce que vous mangez va devenir automatique : d’un premier regard dans votre assiette, vous saurez si vous respectez les quantités ou non.»

La dame arrêta de pleurer et se mit à sourire en me remerciant. Le fait d’en parler et de pleurer, si le cœur vous en dit, vous libère d’une certaine manière et, en groupe, il se peut que vous trouviez une solution à laquelle vous n’auriez pas pensé car vous êtes souvent encore sous le choc.

Vous parlez quand vous cessez d'être en paix avec vos pensées.

[Khalil Gibran]

Lorsque la volonté se tait, l'instinct parle ; en l'absence de l'âme, le corps va son chemin.

[Romain Rolland]
Extrait de Jean-Christophe

4e exemple : Je voudrais vous donner un dernier exemple qui, selon moi, m’a beaucoup aidé à changer ma perception des choses et la manière de voir les différents problèmes que la vie nous impose.

Il y a plusieurs années, avant que je commence réellement mon nouveau mode de vie, j’avais quelquefois besoin de valider avec quelqu’un de confiance si j’étais normal de penser comme cela. Pendant mes pauses-café, je montais voir mon ami Luc, un homme dont j’admirais et j’admire encore le sens de perception de la vie.

Au début, je commençais par lui poser une question :« Luc, j’ai un problème, pourrais-tu m’aider? » Je lui expliquais mon problème. Peu importe de quelle nature, soit de travail ou d’ordre personnel, il écoutait toujours avant de me répondre.

Sa réponse commençait toujours par : « Il n’y en a pas de problème, André, je vois juste un défi» Et il me donnait ensuite sa vision du défi et, selon lui, la solution.

Je me suis mis à réfléchir à cette fameuse phrase de Luc. En examinant le mot problème, j’ai découvert qu’à chaque fois que j’utilisais ce mot, cela me faisait déclencher un état de frustration, de colère, d’incertitude et la machine à penser se mettait en marche avec ses scénarios les plus mauvais et les plus sombres au point de ne plus voir de solutions poindre à l’horizon. Par contre, si j’utilise le mot Défi, au lieu de Problème, cela se traduit par un mot plus calme et moins stressant, voire apaisant et, comme par enchantement, les solutions arrivent.

Avec les années, j’essaie de ne plus utiliser le mot Problème en le remplaçant par le mot Défi et, plus je le fais, plus cela marche.

Dernièrement, mon grand garçon de vingt-quatre ans avait commencé son projet de rénover une table de soccer¨baby foot¨. Après plusieurs jours d’ouvrage, il me demanda un coup de main, il était dans tous ses états, sur le point de tout jeter. Il est arrivé en me disant : « J’ai un problème. »

Je fis la réponse suivante : « Il est où, ton problème ? Moi, je ne vois qu’un défi.» Je lui ai alors posé plus de questions afin qu’il puisse lui-même relever son défi. Ce qu’il fit et, croyez-moi, après trois semaines, on a terminé son projet. L’important dans tout cela, c’est qu’à la fin, quand il venait me voir parce que cela ne marchait pas à son goût, il me regardait et se mettait à rire en reformulant : « J’ai compris, papa, mon défi, c’est…,» Et nous continuions.

À la fin, j’ai fait graver une petite plaque où l’on pouvait lire : « Fabriqué par Jean-François et papa, le 13 août 2006 » Vous auriez dû voir dans ses yeux la fierté qu’il avait de clouer cette plaque et la satisfaction du devoir accompli.

Nous avons passé trois merveilleuses semaines ensemble pleines de joies et de défis.

En terminant, le fait d’utiliser le mot défi au lieu du mot problème est, pour moi, un bon outil pour changer ma perception de la vie et c’est plus positif pour mon moral. Essayez-le et probablement vous remarquerez que vous allez avoir plus de défis qui sont plus motivants et plus intéressants et moins de problèmes dans la vie.

N’est-ce pas merveilleux?

vendredi 30 novembre 2007

Soyez patient avec vous-même pour bien guérir


Dans ce monde envahi par la fièvre de l’instantané et du prêt-à-jeter, je sais que nous voudrions nous «débarrasser» sur-le-champ de notre souffrance. Or, ça ne peut aller aussi vite que nous le voudrions. Le processus de guérison doit suivre son cours. On peut en aider le déroulement, mais on ne peut pas et on ne doit pas le précipiter. N’essayez pas de brûler les étapes. Plus la blessure est grande, plus la guérison demandera du temps.
(1)(v.p67)

Soyez assuré que la guérison viendra. D’ailleurs, elle est déjà commencée en vous. Accordez-vous tout le loisir et le temps nécessaires pour l’effectuer, comme vous le feriez pour un membre cassé. Payez-vous ce luxe, vous le méritez bien.
(1)(v.p67)

L’expérience humaine que nous vivons est lourde de conséquences, il ne faut pas la rater. N’imitez pas ces gens qui ne prennent pas le temps de se laisser humaniser par leurs souffrances; ou bien ils durcissent leur cœur ou bien ils essaient d’oublier. Le résultat de pareilles manœuvres, c’est qu’après un chagrin d’amour, ils craignent d’aimer à nouveau. La souffrance, certes, n’est pas bonne ou mauvaise en soi, c’est qu’il ne faut pas la cultiver pour elle-même, mais si nous savons nous y prendre, nous pouvons en tirer de riches bénéfices en termes de maturité et d’épanouissement humain.
(1)(v.p.67)

Laissez-vous vivre le moment de vide éprouvé dans le deuil

  • durant votre deuil, demeurez tranquille et attentif;
  • ne précipitez pas la montée d’espoir facile, de peur de vous créer des illusions;
  • modérez en vous les changements drastiques et trop brusques. Donnez-vous du temps;
  • dans l’attente, conservez la foi en l’avenir;
  • iL vous assure que reviendront en vous l’espoir et l’amour;
  • vivez au présent, dans le calme, le vide de l’attente;
  • de l’obscurité jaillira la lumière, du silence montera le chant, de l’immobilité surgira la danse. (1)(v.p.68)


Les étapes du deuil dans le quotidien

Il n’est pas nécessaire d’avoir perdu des êtres chers ou des biens précieux pour nous sentir en situation de perte et entrer dans la résolution d’un petit deuil. Prenons comme exemple un rendez-vous raté : vous arrivez trop tard à la gare pour rencontrer un ami avant son départ. Le train part et vous n’avez pas pu lui faire vos adieux. Voici un scénario de réactions naturelles.
(1)(v.p.69)


Choc et négation «Ah non! Je ne peux pas croire
que je l’ai manqué.»


Culpabilité «J’aurais dû quitter mon
travail plus tôt.»

Colère «Si au moins les agents de
la circulation faisaient bien
leur travail!»

Tristesse «J’aurais tellement voulu
lui parler!»


Sens de la perte «Ça m’apprendra à partir
à temps.»

Pardon «Il me pardonnera sûrement.»

Paix «Je lui téléphonerai pour m’excuser.»
(1)(v.p.69

Dans cette partie, je me suis inspiré de textes
(1) ou remis en contexte en rapport à la maladie du diabète afin de mieux vous aider à comprendre l’importance de vous donner du temps pour bien vivre votre deuil de manière à accueillir les changements futurs. Si vous voulez approfondir plus le sujet, je vous recommande de lire ce merveilleux livre dont je me suis servi. Et si vous voulez approfondir, du même auteur, Comment pardonner? (2) Pour apprendre à se pardonner et à pardonner afin de libérer son intérieur. C’est un très bon livre, disponible également en cassettes (très intéressant à écouter). Un autre bon outil.

(
1)Grandir : aimer, perdre et grandir
De : M. Jean Monbourquette.

(
2)Comment pardonner?
De : M. Jean Monbourquette

Dans la section : Bibliographie

la célébration de la fin du deuil

Huitième étape :
la célébration de la fin du deuil

Quand sait-on que son deuil est terminé? Vous éprouvez un profond sentiment de paix et d’harmonie intérieure. Angoisses, souffrances et états dépressifs engendrés par le deuil s’en sont allés. Certains vont même jusqu’à en pleurer de joie. (1)(v.p.66)

Il est recommandé de compléter cette célébration par des félicitations : payez-vous un bon souper, achetez-vous quelque chose qui vous fera plaisir, prenez une bonne marche, faites quelque chose de différent. Faites-vous plaisir pour une fois, portez un toast à votre nouveau mode de vie. (1)(v.p.66)

Un temps d’arrêt :

· En quoi suis-je maintenant différent ?
· Qu’est-ce qui me plaît dans mon nouveau Moi ?
· Pour quelles raisons ?
· Y a-t-il quelques peurs qui demeurent en moi ?
· Lesquelles ?
· Suis-je en mesure de les surmonter?


Après l'art de faire de belles actions, l'art le plus glorieux est de les célébrer.

[Nicolas-Joseph Gilbert] Extrait de Épître dédicatoire de l'éloge de Léopold 1er


L'
homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend qu'il y a une vérité plus grande que lui.
[Jean-Paul II] Extrait de la célébration pour La journée mondiale de la Paix - 1er janvier 2002

l’héritage

Septième étape : l’héritage

Certains auteurs affirment que le deuil est résolu quand la blessure semble cicatrisée. D’autres voient dans l’acceptation résignée de la perte et le retour à la vie «normale» la fin du deuil. Pour moi, un deuil n’a pas atteint sa fin tant qu’il n’a pas franchi l’étape de l’héritage. (1)(v.p64)

Mais quelle est cette étape? Elle consiste à récupérer pour soi l’énergie, l’amour, les qualités mêmes de son être avant l’annonce de la maladie. Dans l’attachement à notre nouveau mode de vie, nous nous investissons en trouvant chez lui les bienfaits que nous désirons pour soi. Parfois, on va jusqu'à s’identifier à son nouveau mode de vie et à l’idéaliser. (1)(v.p.64)

Si, en faisant son deuil, nous réussissons à nous détacher de l’ancien mode de vie et à le laisser partir, nous pouvons alors jouir de notre nouveau mode de vie. (1)(v.p64)

En acceptant de laisser partir nos vieilles habitudes dont nous admirions certains talents et qualités, nous nous disposons à recevoir en nous ces nouvelles qualités et ces nouveaux talents.
L’héritage est un phénomène qui, souvent, se produit d’une manière naturelle. (1)(v.p.64)


L'
héritage offre la possibilité de toucher dans l'âge adulte les sommes qu'on vous a refusées dans votre jeunesse.

[Philippe Bouvard] Extrait de Les Pensées

On ne
fuit jamais assez loin et on ne se fuit jamais assez longtemps ! Car toujours vous rejoint l'inadmissible.

[Victor-Lévy Beaulieu] Extrait de L'héritage

le pardon

La sixième étape : le pardon


1-L’échange

Une perte entraîne des prises de conscience très révélatrices de soi et de ses sentiments. Entre autres, celle de la qualité de vie que l’on avait et que l’on a perdue. Voilà pourquoi on sent le besoin de se faire pardonner et de se pardonner soi-même de manière à atténuer son sentiment de culpabilité. (1)(v.p62)

Mais il s’agit de se faire pardonner quoi, au juste?

  • dans mon cas, de ne pas avoir cru au médecin la première fois où j’ai fait une pancréatite et qu’à chaque fois que cela arrivait, je ne voulais pas croire que je perdais une partie de mon pancréas;
  • de ne pas avoir assez fait confiance à l’autre ;
  • d’avoir considéré mon corps comme un acquis indestructible;
  • de ne pas avoir su sauvegarder ma santé;
  • d’avoir manqué de jugement face à mon état;
  • de ne pas avoir arrêté de consommer de la boisson alcoolique avant;
    etc. (1)(v.p.62)


D’abord, demander pardon à l’autre, même en son absence, aide à diminuer son sentiment de culpabilité et à reconnaître son impuissance face à la situation. Puis, une fois convaincu que l’on a reçu son pardon, on est mieux disposé à se réconcilier avec soi-même, avec ses limites, ses défauts, ses actions ratées, etc.
Une nouvelle harmonie s’établit en soi. (1)(v.p.62)

Un temps d’arrêt :

  • Quelle est la dernière fois où je me suis pardonné quelque chose ?
  • Quelles conséquences cela a-t-il entraînées?
  • Quelles sont les choses que je dois me pardonner ?
  • Quelles sont les raisons pour lesquelles je dois le faire ?
  • Qu’est-ce qui pourrait m’empêcher de le faire ?
  • Comment puis-je surmonter ces défis afin d’arriver à me pardonner ?

Il faut se pardonner beaucoup à soi-même pour s'habituer à pardonner beaucoup à autrui.
[Anatole France]

Possible ou impossible, le pardon nous tourne vers le passé. Il y a aussi de l'avenir dans le

pardon.

[Jacques Derrida] Extrait de la revue Le Monde de l'éducation - septembre 2000

2_ L’accorder

Une fois pacifié par le pardon reçu, on est en mesure de se pardonner. Il reste que, dans la situation, le pardon s’impose comme une démarche nécessaire pour atténuer, sinon éliminer, les restes de colère intérieure qu’occasionne toute séparation entre le passé et le présent. Il s’impose d’autant plus que, sans lui, il ne serait pas possible de passer à la prochaine étape, celle de l’héritage. Car comment pourrait-on accepter en héritage les qualités d’une nouvelle manière de vivre contre laquelle on demeure fâché? (1)(v.p.63)

Certaines personnes s’objecteront : «Pourquoi insister pour se pardonner comme si j’étais responsable de ma condition ?» Il est compréhensible de pardonner à quelqu’un, mais pourquoi faudrait-il SE pardonner? (1)(v.p63)

D’abord, nous rappeler à quel point les relations affectives avec notre ancien mode vie étaient loin d’être parfaites et, qu`à cause de la pauvreté de l’amour humain, nous avons toujours des choses à nous pardonner. (1)(v.p63)

À ce premier motif de pardon, s’en ajoute un autre : toutes les difficultés qu’éprouvent les personnes qui sont conséquentes au bouleversement émotif, à la solitude, au sentiment d’être laissées seules pour se débrouiller avec l’apprentissage du nouveau mode de vie, etc. (1)(v.p63)

La disparition de l’ancien mode de vie a de quoi créer de la frustration, de la colère et de l’amertume. Accorder son pardon au passé éliminera le ressentiment que l’on se porte. (1)(v.p.63)

la découverte du sens de sa perte

Cinquième étape :
la découverte du sens de sa perte

Le psychiatre Victor Frankl(1) affirme que le goût de vivre et de progresser s’enracine dans le besoin de trouver ou de donner un sens aux défis de la vie. C’est ce que l’accompagnateur doit demander à la personne endeuillée de faire une fois qu’elle est dégagée de l’effervescence de son émotivité au point de pouvoir prendre du recul face à sa perte. Pour y réussir, elle aura besoin d’être aidée, car le sens de la perte, tout présent et latent qu’il soit, ne se laisse pas toujours découvrir facilement. (1)(v.p.59)

Un temps d’arrêt :

  • Quel sens cette perte est-elle susceptible de prendre dans ma vie ?
  • Quelles nouvelles ressources ai-je découvertes en moi?
  • Qu’est-ce que cette situation pénible m’apprend-elle?
  • Quelle nouvelle orientation ma vie va-t-elle prendre?
  • Dans quelle mesure ai-je fait appel aux ressources de ma foi?
  • Comment prévois-je grandir à la suite de cet événement pénible?

Une fois que la question du sens est posée, [une]réflexion [s’enclenchera]pour trouver une réponse. Il faut faire confiance à votre sagesse intérieure. Il se peut que l’on trouve d’emblée la réponse au sens. D’autres fois, les éléments du sens qui, au départ, étaient disparates s’organisent en une réponse plus claire. Enfin, il arrivera que l’on se surprenne en train de vivre la réponse sans s’en être aperçu. (1)(v.p.60)

Pour moi, la vie a un sens. Et, si la vie a un sens, la souffrance aussi en a un, même si elle peut paraître révoltante et même incompréhensible.
[Jean Delumeau] Extrait d' Entretiens sur la fin des temps
Après
avoir découvert que la vie n'a aucun sens, il ne nous reste rien d'autre à faire que de lui donner un sens.
[Lucian Blaga] Extrait de Pierres pour mon monument


C’est à nous qu’incombe la tâche de donner un sens à notre vie, car nous sommes seul maître de notre destinée.
[Cynthia]

lundi 19 novembre 2007

la réalisation des tâches rattachées au deuil

Quatrième étape :
la réalisation des tâches rattachées au deuil

Quand l’expression de ses émotions est suffisamment avancée, il convient que la personne endeuillée passe aux actes et manifeste, par des gestes concrets, le détachement intérieur déjà réalisé.

C’est le temps pour :
(1)(v.p58)

  • commencer à changer le sucrier pour un petit plat ou autre contenant de l’édulcorant;
  • commencer à regarder des recettes pour remplacer les vieilles ou les modifier;
  • etc.
  • Ces tâches d’apparence anodine, une fois accomplies, accélèrent la résolution du deuil. (1)(v.p.58)

    Un temps d’arrêt :
  • Que suis-je prêt à faire immédiatement ?
  • Quels sont les gestes que j’entrevois poser plus tard?
  • Quelles sont les raisons que je me donne pour ne pas le faire tout de suite ?

Le plus grand plaisir dans la vie est de réaliser ce que les autres vous pensent incapable de réaliser.

[Walter Bagehot]

La plus difficile des réalisations : soi-même.

[Natalie Clifford Barney]
Extrait des Eparpillements




L’expression des émotions et des sentiments

Troisième étape :
L’expression des émotions et des sentiments


C’est une étape importante de l’évolution d’un deuil. Elle permet à la personne endeuillée de purifier ou de soulager son psychisme des liens biologiques et psychologiques qui la retiennent encore attachée à l’annonce faite par le médecin. (1)(v.p52)

Par ailleurs, cette étape demeure très dramatique, c’est ce qui pourrait expliquer que plusieurs intervenants la considèrent comme finale. Elle est d’autant plus dramatique qu’elle survient après le choc et la négation et juste au moment où les parents et amis commencent habituellement à laisser la personne endeuillée à elle-même, la croyant assez forte pour se tirer d’affaire seule. (1)(v.p.52)

Or, c’est peut-être l’étape où la personne en deuil a le plus besoin de soutien, car apparaissent alors des émotions et des sentiments de peur, d’impuissance, de peine, de culpabilité, de colère, de libération jusqu’à la peine intense que l’on réalise maintenant que tout est bien fini. (1)(v.p52)

Plusieurs personnes endeuillées ne parviennent pas à entrer dans cette étape et encore moins à la dépasser. Pourquoi?

  • certaines ne peuvent pas «se laisser aller»;
    d’autres ne veulent pas avoir l’impression de « régresser»
  • et de se voir redevenues « petites »;
  • plusieurs n’ont jamais appris à ressentir et à exprimer certaines émotions;
  • d’autres craignent d’exprimer en même temps des émotions contradictoires comme l’amour et la colère, ce qui pourrait être mal interprété par l’entourage;
  • certaines (surtout parmi les hommes) possèdent un pauvre répertoire d’émotions et ne se donnent pas la permission les exprimer. (1)(v.p.52)

    Un temps d’arrêt :

  • Suis-je capable d’exprimer ce que je ressens?
  • Lorsque je suis capable d’exprimer ce que je ressens, quels sont les sentiments que j’exprime ?
  • Quelles sont les personnes avec qui suis-je capable d’exprimer mes émotions ?
  • Pour quelles raisons est-ce possible avec cette ou ces personnes ?
  • Lorsque je n’arrive pas à exprimer ce que je ressens, quels sont les sentiments que je retiens ?
  • En quoi est-ce important pour moi de parler de ma maladie ?


    Parler, c'est exprimer ce qu'on a dans le cœur.

    [Wang Fu]

    Le
    style n'a aucune importance : ce sont les émotions que vous exprimez qui comptent.

    [Björk]

Le déni

La deuxième étape : le déni
«Ce n’est pas possible.»
«Ce n’est pas vrai.»
«Ils ont dû se tromper.» (1)(v.p47)

Le déni prolongé empêche de vivre son deuil. La personne endeuillée éprouve alors une sorte de dépression, un malaise à l’intérieur qui fait qu’elle refuse la vérité ou le fait accompli. La réaction de se protéger contre une telle nouvelle est normale. Par ailleurs, quand on laisse la douleur accéder à la conscience, on la ressent d’une manière vive, intense et claire mais, par bonheur, elle est passagère et de courte durée. (1)(v.p47)

Ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas digérer la nouvelle bloquent en quelque sorte le mouvement de la vie. En s’obstinant à étouffer la souffrance ou la nouvelle, on se prive des solutions que la vie veut nous faire connaître et qui peuvent nous faire renaître. Par ailleurs, il faut savoir que c’est correct d’avoir de la peine, de souffrir et d’avoir besoin d’une main chaleureuse durant ce passage pénible. (1)(v.p.47)

Les formes de déni :

Le déni prend des formes nombreuses et subtiles :

· oublier de prendre ses médicaments;
· tricher dans ses habitudes alimentaires;
· s’acharner à trouver un coupable ou la raison pour laquelle cela arrive;
· abuser de médicaments, de l’alcool, de drogues, de nourriture, etc.

Dans tous les cas, vouloir se trouver une raison pour se justifier de ne pas admettre la réalité empêche de faire son deuil.

Un temps d’arrêt :


  • Y a t-il des moments où j’ai utilisé le déni
  • Qu’est-ce que ces moments avaient de particulier pour que je sente le besoin d’utiliser le déni ?
  • Quelles en ont été les conséquences négatives et positives ?

Ce qui pourrait nous contraindre au bien pourrait aussi nous contraindre au mal.

[Denis Diderot]


Celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien ou voit mal.

[Denis Diderot]

L'acceptation


Lors de la lecture de cette première partie, vous retrouverez une invitation spéciale. Vous êtes invité à prendre une pause, à vous arrêter pour réfléchir. Nous savons que l’écriture est une excellente façon de baisser le niveau de stress, de nous libérer des émotions qui se bousculent en nous. Écrire aide aussi à apprivoiser nos craintes ou à aller chercher des réponses aux questions qui nous préoccupent. Une suggestion de réflexion vous est alors proposée. Si vous le voulez, vous pouvez prendre du temps pour la faire ou passer à une autre étape. Vous pourrez toujours y revenir plus tard.

Parler est bien, écrire est mieux ; imprimer est excellente chose. Car si votre pensée est bonne, on en profite ; mauvaise, on la corrige et l'on profite encore.
[Paul-Louis Extrait de Pamphlet des pamphlets Courier]


1.1 L’éclatement :

À l’annonce par le médecin que j’étais devenu diabétique, dans ma tête, il s’est produit une question? :
«Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter cela?»

La première étape : le choc

La machine se met en marche dans la tête, on se retrouve avec des tonnes de questions: Qu’est-ce que je vais faire? Quoi manger? À peu près tout contient du sucre!
Il n’y a plus de solutions simples ou évidentes; c’est comme si la terre arrêtait de tourner. L’horizon semble éclater en de multiples options qui paraissent insurmontables et qui rendent les décisions à la fois difficiles, risquées et angoissantes.

Bouleverser l'ordre précédent des choses, c'est le propre de toutes les révolutions véritables, ce qui les rend à la fois dramatiques et excitantes.
[Serge July]
Extrait du journal Libération



Un temps d’arrêt :

  • Qu’est-ce qui me fait réellement peur ?
  • Quels sont les moyens qui sont à ma disposition pour faire face à mes peurs ?

mercredi 7 novembre 2007

Réponse à Clochette-92

Bonjour! clochette-92, mon amie pour ce qui est d'un régime, moi j'ai droit à 45g à 60 g de sucre par repas et une collation de 15g le matin et l'après-midi.

En deux ans mon poids est passé de 190lbs à 145lbs, si j'ai, un conseille, à te donner c'est que ne sois pas trop sévère avec toi prend le temps d'accepter la maladie et commence par des petits gestes pour commencer. N'essaye pas de prendre la montagne trop grosse, car tu vas te décourager. L'important est de faire des changements dans ta vie et pour commencer si tu le veux au lieu de dire régime, utilise plutôt je vais prendre une habitude alimentaire à la place, tu vas voir qu'avec le temps cela va te paraître moins gros comme action.

Le diabète est une maladie qui nous oblige à changer notre mode de vie, pour moi depuis que j'ai appris à changer mon mode de vie je me sens beaucoup mieux et je suis plus en forme que jamais, c'est peut-être drôle à entendre, mais donne-toi du temps pour changer.

Si tu veux quelque truc alors tu peux me répondre.
André Positif

Réponse à Jonasz

Mon ami Jonasz, je suis un écrivain qui est diabétique depuis deux ans, et qui vient de publier un livre sur ce sujet le diabète: un mode vie à découvrir. Il est important pour vous de prendre du temps pour accepter votre nouveau mode vie.

Bien sûr à l'annonce par votre médecin c'est comme si pour vous la terre viens d'arrêter de tourner... mais ne vous en faite pas trop, donner vous du temps pour bien comprendre la maladie, on ne meurt pas du diabète mais si on prend en main le contrôle de sa maladie, vous aurez moins de complications et vous serez capable de faire tous ce que vous voulez mais peut-être du autre manière.

Depuis que je prends en main mon diabète je suis plus en forme que jamais, je mange mieux je fais de l'exercice je baisse mon taux de sucre sans faire trop d'effort et je me sens bien. Je vous le dis, il faut juste être capable d'avoir une meilleure stabilité un équilibre dans sa vie.

Si vous voulez en savoir plus vous pouvez venir voir mon site à l'adresse http://andrepositif.blogspot.com/ il me fera plaisir de vous aider dans vos questions afin que vous puissiez à votre tour dire : Que c'est beau la vie!

Passer une bonne journée et bonne chance vous êtes capable.

André Positif